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Fotó: MTI

Comme chaque année, le premier ministre hongrois M. Viktor Orbán a participé à l’Université d’été organisée dans la petite ville balnéaire de Baile Tusnad (Tusnádfürdő en hongrois) en Transylvanie. Il y a prononcé le 25 juillet dernier un discours dont nous communiquons ci-dessous la traduction française.

Discours de M. Viktor Orbán 
à la XXVIème Université d’Eté de Bálványos 
le 25 juillet 2015, à Băile Tuşnad en Transylvanie (Roumanie)

Bonjour à tous,

Je souhaite la bienvenue aux participants de l’Université d’été. Je suis heureux de pouvoir passer de nouveau quelques moments avec M. le Pasteur László Tőkés, je reconnais avec joie plusieurs dizaines de mes anciens compagnons de lutte et je salue en particulier la présence des drapeaux sicules. Je vous remercie de cette occasion qui nous est donnée d’être ensemble. Après le bruyant succès de mon discours de l’année dernière sur la « fin des démocraties libérales » et les « démocraties illibérales », je n’ai pas la tâche facile. La barre est placée trop haut. J’ai eu beau compulser tous les dictionnaires de philosophie politique que j’ai pu trouver, je n’y ai rien décelé qui pourrait constituer une offense avérée aux tenants des principaux courants idéologiques occidentaux d’aujourd’hui. De surcroît, même M. le Pasteur Tőkés a dit dernièrement que parfois il n’arrive même plus à me suivre, ce qui me rappelle que même les meilleures dribbles à la brésilienne ne doivent pas être exagérés si l’on veut éviter de trébucher sur son propre pied.

Mesdames et Messieurs,

J’ai dit il y a un an que nous vivons une époque où tout peut arriver, et cela reste valable aujourd’hui. Qui en effet aurait pu penser que l’Europe serait incapable de défendre ses propres frontières, même face à des réfugiés désarmés ? Qui aurait pu penser que les choses iraient aussi loin, par exemple en France où le chef de la communauté musulmane du pays propose ouvertement à l’Etat français de lui céder les églises chrétiennes en déshérence, qu’il se ferait un plaisir de transformer en mosquées ? Qui aurait pu penser que les Etats-Unis plaçaient sur écoute les dirigeants politiques allemands ? Et quand ce fait a été révélé, le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. Et qui aurait pu penser que nous autres Européens ferions comme si rien ne s’était passé et continuerions, dans la plus grande convivialité, nos négociations sur le traité de libre-échange avec une partie qui connaît probablement plus vite que nous-mêmes nos propres positions ? Et qui aurait pu penser, il y a encore un an, que des armes américaines seraient installées en Europe centrale et que le Parlement hongrois aurait à décider si la Hongrie devait ou non s’aligner ? Et qui aurait pu penser, en dehors de nous-mêmes, qu’à la fin de 2014 la Hongrie allait devenir le second pays de toute l’Union européenne en matière de rythme de croissance ?

***

Les incertitudes que nous réserve l’avenir peuvent même nous inciter à réfléchir sur la notion d’avenir en matière de politique, et sur notre aptitude à mesurer et à connaître cet avenir. Nous sommes enclins à concevoir l’avenir, plus précisément la connaissance de l’avenir, à la manière des capitaines de bateau naviguant vers l’inconnu : nous sommes debout sur la vigie, longue-vue à la main, et nous scrutons des rivages inconnus ; celui qui a la vue la plus perçante ou une longue-vue plus puissante sera le premier à prendre possession de la connaissance de l’avenir… comme si l’avenir existait en lui-même, là devant nous, tel un continent non encore découvert et qui nous attend. Mais, mes chers amis, la nature de l’avenir est tout autre. Sa principale caractéristique est justement qu’il n’est pas achevé, voire qu’il n’existe même pas : il se peut qu’il ne prendra forme que plus tard. Cela n’a donc aucun sens de nous forcer à scruter ce qui est devant nous. Il vaut bien mieux concevoir l’avenir à la manière des rameurs des compétitions d’aviron dans les régates : le dos tourné au sens de la marche. Nous ne voyons que ce qui est déjà derrière nous, et ce qui entre à tout moment dans notre champ de vision. Nous devons diriger la proue du bateau vers l’avenir au fur et à mesure que la côte apparaît devant nos yeux. Nous devons deviner l’avenir sur la base de ce que nous connaissons déjà, ce qui signifie que la réflexion sur l’avenir n’est pas une compétition dans laquelle nous devons regarder le plus loin possible devant nous, mais bien plutôt une compétition visant à comprendre le passé. Le vainqueur sera celui qui connaîtra le mieux les profondeurs du passé et qui saura en tirer le plus rapidement et le plus courageusement les conséquences. C’est là le point de départ de toute action et de toute prospective politique.

***

Et c’est une bonne nouvelle, car compréhension est raison. L’intelligence, l’intelligence humaine est en effet la chose du monde la mieux partagée, et chacun est convaincu d’en avoir un peu plus que les autres. Si nous réfléchissons à l’avenir de l’Union européenne et à notre propre avenir en son sein, nous devons avant tout connaître son passé. Malgré les critiques parfois acerbes que nous avons pu lui porter, nous nous devons d’affirmer que l’Union européenne, telle qu’elle est, est un succès formidable : elle a apporté paix, progrès et bien-être. Il est vrai que ce n’est pas à nous-mêmes que nous sommes redevables de la paix qui a régné entre la Seconde Guerre mondiale et 1990, mais aux Américains, et aussi aux Russes, qui décidaient à notre place des affaires de l’Europe. En revanche, depuis 1990, le succès est indiscutablement notre propre succès européen, et même si des soucis viennent aujourd’hui rider notre front, cette constatation ne peut être remise en cause, même par ce qui s’est passé depuis 2008.

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Il y a parfois des phénomènes qui permettent de comprendre, en le condensant, le caractère d’une époque donnée. Un tel phénomène est constitué, pour notre génération, par la migration des temps modernes. Si nous regardons par cette fenêtre, c’est le monde entier que nous allons voir. C’est là que se condense le monde d’aujourd’hui, c’est à ce prisme que nous pourrons comprendre où est notre place et ce qui nous attend.

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Soyons clairs : l’intensification des migrations à notre époque est la conséquence de processus politiques. Auparavant, les pays d’Afrique du Nord jouaient le rôle de bastions qui protégeaient l’Europe et captaient les flux migratoires provenant des profondeurs de l’Afrique. Car ce ne sont pas les zones de guerre qui représentent pour nous la véritable menace, mais les profondeurs de l’Afrique. L’effondrement des Etats de l’Afrique du Nord a entraîné l’effondrement de cette ligne de protection, et l’Afrique du Nord n’est plus en mesure de protéger l’Europe de ces gigantesques masses humaines. De ce fait, un problème d’une taille phénoménale est apparu en un rien de temps. Je suis d’accord avec l’ex-président Sarkozy, qui a récemment déclaré à la télévision française que la vague de migration actuelle n’est qu’un début. Un milliard cent millions de personnes vivent aujourd’hui en Afrique, dont plus de la moitié ont moins de 25 ans. Selon M. Sarkozy, d’ici peu de temps, plusieurs centaines de millions d’entre eux n’auront pas où habiter, n’auront pas suffisamment d’eau ni de nourriture et – suivant leurs précurseurs d’aujourd’hui – ils se mettront en route « pour quelque part ». Cela signifie que l’enjeu pour nous, aujourd’hui, n’est autre que l’Europe elle-même, le mode de vie du citoyen européen, la conservation ou la disparition des valeurs et des nations de l’Europe ou, pour être plus précis, leur transformation dans une mesure telle qu’elles en deviendront méconnaissables. La question n’est déjà plus de savoir dans quelle Europe nous autres Hongrois voudrions vivre, mais de savoir si ce que nous appelons aujourd’hui l’Europe existera encore dans l’avenir. Notre réponse est claire : nous aimerions que l’Europe continue à appartenir aux Européens. C’est cela que nous souhaitons. J’emploie le mot « souhaitons », car pour y parvenir, il faut également la volonté des autres. Mais il y a quelque chose que nous ne nous bornons pas à souhaiter, mais que nous voulons, et nous le voulons parce que cela ne dépend que de nous : nous voulons préserver la Hongrie comme le pays des Hongrois. Il est important de le réaffirmer sans relâche – même si cela peut nous paraître, à nous autres, plutôt un lieu commun – et nous devons le répéter toujours et encore, puisque il y en a autour de nous qui pensent tout à fait différemment. Cela peut nous paraître incroyable et presque inconcevable avec les moyens intellectuels et spirituels dont nous disposons, mais il y en a qui pensent différemment sur ces questions.

La gauche européenne ne voit pas l’immigration comme une source de danger, mais comme une opportunité. La gauche a toujours regardé les nations et l’identité nationale avec méfiance. Ses partisans sont de l’avis – et j’attire votre attention sur les mots qu’ils emploient – que l’escalade de l’immigration pourrait définitivement affaiblir, voire éliminer les cadres nationaux, accomplissant ainsi la mission historique jusque-là sans espoir de la gauche. Ce n’est peut-être pas non plus un hasard – cela peut paraître absurde à première vue, mais si nous nous rapprochons un peu de la Hongrie, nous pouvons le constater – si la gauche hongroise, qui s’acharnait en 2004 contre les Hongrois d’au-delà des frontières, se déclare prête aujourd’hui à accueillir à bras ouverts les immigrés illégaux. Tout simplement, ces hommes politiques et ceux qui les suivent n’aiment pas les Hongrois, et ils ne les aiment pas uniquement parce qu’ils sont hongrois. Tout comme de nombreux centres de pouvoir financiers et politiques de Bruxelles, dont l’intérêt est la suppression des cadres nationaux, l’affaiblissement des souverainetés nationales et l’élimination des identités nationales. Imaginez-vous, Mesdames et Messieurs, ce que serait devenue la Hongrie si la gauche avait pu former un gouvernement en 2014 : une idée qui fait froid dans le dos, mais imaginons-la un instant : en l’espace d’un an ou deux, nous n’aurions pas pu reconnaître notre propre pays, nous n’aurions pas pu reconnaître la Hongrie et nous serions devenus un immense camp de réfugiés, une sorte de Marseille d’Europe centrale.

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En reprenant le dicton sicule « l’ours n’est pas un jeu », je lui ajouterai : les élections législatives non plus.

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Nous devons également évoquer le fait que l’intensification du mouvement migratoire est lié à l’encouragement moral fourni à tous les migrants, sans considération des causes les incitant à quitter leur pays, par le fondamentalisme « droits-de-l’hommiste » de l’Occident. Il y a bien sûr de vrais réfugiés, mais bien plus nombreux sont ceux dont le but est d’accéder aux avantages du mode de vie européen. Comme il est impossible qu’autant d’hommes et de femmes puissent pénétrer légalement sur le territoire de l’Europe, de plus en plus nombreux sont ceux qui prennent – et qui prendront – le risque de l’immigration illégale. Et l’Union européenne, qui n’a que des principes et pas de véritable souveraineté – elle ne dispose pas, par exemple, de gardes-frontière –, ne sait pas comment gérer cette nouvelle situation. Bruxelles n’est pas en mesure de protéger les Européens contre ces masses d’immigrés illégaux. Comme un ancien ministre des finances allemand l’a dit : « Le problème de l’Europe, c’est qu’elle passe son temps à donner des coups de pied dans une boîte de conserve sur la pente d’une montagne et s’étonne qu’elle ne cesse de lui retomber dessus. » L’Union européenne a commencé en tant qu’alliance économique, elle est ensuite devenue une alliance politique. Aujourd’hui, elle devrait agir en tant que puissance souveraine, mais elle devrait, pour ce faire, restreindre davantage encore les souverainetés nationales. Comme le dit la blague hongroise : « au début, la direction était bonne mais on l’a ratée, puis la direction était mauvaise mais on l’a atteinte ».

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L’Union européenne avait pour vocation de proposer de vraies solutions aux vrais problèmes, et cela a longtemps été le cas : la paix au lieu de la guerre, un marché unique au lieu de la division, le rattrapage pour les plus pauvres au lieu du décrochage. L’Union européenne était pragmatique et relativement flexible, et c’est à cela que nous devons le caractère unique de ses structures d’organisation. Mais il est clair qu’aujourd’hui quelque chose ne va plus. Au lieu d’être le forum des vraies solutions, l’Europe est devenue une idéologie. Au lieu de voir le problème, elle regarde si telle ou telle solution affaiblit ou renforce son système conceptuel fermé. L’Europe est devenue une obsession idéologique : si une mesure est raisonnable et a du succès, mais renforce la souveraineté nationale, il faut la rejeter comme nuisible. Plus elle a de succès, plus elle est dangereuse. Voilà l’essence de l’histoire hongroise.

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Ce que nous autres Hongrois faisons a indiscutablement du succès, mais puisque notre politique ne correspond pas aux attentes idéologiques de Bruxelles et qu’au lieu de l’affaiblir, elle renforce la souveraineté de la nation et de l’Etat hongrois, elle est malgré tout, vue de là-bas, condamnable. C’est la raison pour laquelle, Mesdames et Messieurs, l’Union européenne ne sait que faire non plus de la crise grecque, qui représente un problème pratique nécessitant une solution pratique.

***

Notre intérêt à nous autres Hongrois est une Union forte, et nous pensons que ce sont des solutions réussies qui rendront l’Europe forte. Selon le principal courant politique et intellectuel européen, l’Europe sera forte si elle réussit à assembler, d’une manière ou d’une autre, les « Etats-Unis d’Europe ». Dans cette perspective, nous autres Hongrois sommes les « gaullistes » de notre continent. C’est la nature, et non la structure des Etats-Unis d’Amérique qui fait qu’ils n’ont pas de corps nationaux autonomes. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas les imiter. Car à l’inverse, il est de la nature de l’Europe d’être constituée de nations, c’est donc de la folie de vouloir créer des « Etats-Unis d’Europe » supranationaux. L’Amérique ne doit pas sa grandeur à l’absence de nations en son sein, mais au fait qu’elle est capable de proposer régulièrement des solutions viables. Si l’Union veut réussir, elle doit trouver ses propres solutions efficaces. Nous ne savons pas encore si elle en sera capable à l’avenir, mais ce que nous savons, c’est que depuis 2008 elle a tardé à trouver ces solutions. Depuis 2008, l’on a l’impression que l’Union européenne ne cesse de faire la même chose tout en attendant des résultats différents.

Certains se souviennent peut-être encore qu’à la suite de la crise de 2008 le premier pays qui a nécessité un plan de sauvetage n’a pas été la Grèce, mais la Hongrie. Après 2010, nous avons cependant réussi à devenir l’un des quelques Etats-membres dont la dette par rapport au produit intérieur brut n’a pas augmenté, mais au contraire a baissé. Si donc nous voulons apprécier et reconnaître les efforts des Hongrois à leur juste valeur, jetons un regard attentif sur la Grèce. Nous sommes fiers d’avoir remboursé à l’avance notre dette à l’égard du FMI, et il ne nous reste plus à rembourser qu’une petite fraction du prêt accordé par l’Union, que nous rembourserons à son échéance, début 2016. N’oubliez pas que la Hongrie n’a jamais demandé aucun aménagement ou délai concernant sa dette. Pour certains, c’est un signe de faiblesse. Pour d’autres, c’est un signe de vertu, et je fais partie de ces derniers. Et tout cela s’est accompagné d’un rythme de croissance de notre produit intérieur particulièrement remarquable parmi les Etats-membres de l’Union européenne. Il n’a pas été fréquent dans les dernières décennies, et il est même unique dans l’histoire de l’économie hongroise que l’amélioration simultanée des indicateurs économiques intérieurs et extérieurs se soit accompagnée d’une croissance économique. Et dans le même temps, nous avons réussi à corriger deux erreurs passées : nous avons éliminé les prêts au logement des ménages libellés en devises étrangères – prévenant ainsi un effondrement financier – et nous avons réussi, dans le même temps, à reprendre dans la propriété de la collectivité des actifs stratégiques précédemment privatisés, ce qui constitue un des éléments fondamentaux de la souveraineté de la nation hongroise.

***

Quand j’ai dit que l’immigration illégale était comme la mer dans une seule goutte, c’est-à-dire qu’elle est l’image du monde entier, je veux dire aussi que cela nous indique les principales tâches qui nous attendent dans les années à venir. Il convient d’évoquer quatre questions qui seront dorénavant déterminantes partout en Europe et qui représenteront pour nous, Hongrois, l’essentiel de nos tâches.

La première question est le problème de l’identité nationale. Il y a trente ans, de nombreux Européens voyaient dans le multiculturalisme la réponse aux problèmes de société de l’Europe. Je n’aborderai pas ici la question de la différence entre multiethnicité et multiculturalisme. Mais de plus en plus nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, pensent que le multiculturalisme n’est pas la solution, mais la cause des problèmes. Plusieurs pays européens ont décidé au cours des trente dernières années d’accueillir des masses importantes d’hommes et de femmes relevant d’autres bases de civilisation. Je suis persuadé que nous n’avons pas à porter de jugement sur cette expérience, et nous n’avons rien à dire non plus sur ses résultats. Mais tout ce que nous pouvons dire – et nous le disons avec détermination – est qu’au vu des résultats, nous ne souhaitons pas réitérer cette expérience chez nous, et je pense que c’est notre droit.

La seconde question dont nous devons parler ouvertement et directement est le lien clair entre les flux d’immigration illégale dirigés sur l’Europe et la propagation du terrorisme. Curieusement, c’est là une évidence pour les pays anglo-saxons, mais les autres le nient. Dernièrement, un responsable éminent de la sécurité des Etats-Unis a déclaré en Hongrie que le lien entre ces deux phénomènes est évident. Car il est bien clair que dans des masses aussi considérables il nous est tout simplement impossible d’identifier les éléments terroristes ou malveillants. Nous ne pouvons que partager l’avis du premier ministre britannique Cameron, selon lequel nous ne pourrons pas trouver de solution à cette crise tant que nous ne parviendrons pas à arrêter les migrants dès le début, c’est-à-dire dès le moment où ils quittent leur pays.

Après le multiculturalisme et le terrorisme, le troisième problème auquel nous devrons faire face est de nature économique. Les expériences occidentales montrent que les immigrés illégaux contribuent à l’augmentation du chômage. Ce fait est évident depuis 2008, depuis que l’Union européenne lutte contre une crise économique permanente, et que pour la plupart des pays européens – car tout le monde n’est pas l’Allemagne – le niveau élevé du chômage est une source majeure de tension. Dans les pays souffrant d’un chômage élevé, l’arrivée de masses nouvelles entraîne un chômage encore plus élevé. C’est clair comme deux et deux font quatre.

Et pour terminer, disons quelques mots de ce que pour des raisons de « correction politique » l’on préfère pudiquement taire en Europe. Selon les statistiques des polices des pays occidentaux, là où vivent de nombreux immigrés illégaux le taux de criminalité augmente de manière considérable et la sécurité des citoyens s’affaiblit en conséquence. Je citerai quelques exemples qui méritent réflexion : les statistiques de l’ONU – pas celles du gouvernement hongrois, mais celles de l’Organisation des Nations Unies – indiquent que la Suède occupe le second rang mondial derrière le Lesotho en matière de viols ; selon un rapport de 2013 du parlement britannique, le nombre de détenus musulmans dans les prisons britanniques a augmenté de 300 pour cent sur les 15 dernières années, il a donc triplé ; en Italie, près d’un quart des délits ont été commis par des immigrés ; et ainsi de suite.

Pour résumer, Mesdames et Messieurs, nous pouvons donc conclure que l’immigration illégale menace à la fois la Hongrie et l’Europe. Elle représente un danger pour nos valeurs communes, pour notre culture commune, voire même pour notre diversité. Elle menace la sécurité des Européens et affaiblit notre capacité de stabiliser nos résultats économiques. Tant qu’elle le pouvait, la Hongrie s’est efforcée d’agir en tenant intégralement compte des intérêts de chacun de ses voisins. Mais aujourd’hui, notre pays se trouve pris en tenaille entre l’arrivée incessante de nouveaux flux d’immigrés depuis le Sud et l’intention des pays situés à l’ouest du nôtre de nous renvoyer ceux des migrants qui ont pénétré illégalement chez eux à partir de la Hongrie. Nous subissons donc une double pression, depuis le Sud et depuis l’Ouest, et la vérité est que c’est trop pour nous.

***

La question des migrations touche à la fois le bon sens et la morale, à la fois le cœur et la raison. C’est une question complexe, profonde et chargée d’émotion. Une société ne peut maîtriser ce genre de question que si la communauté fixe des points d’entente. C’était le but de notre consultation nationale sur l’immigration, dont je souhaite maintenant présenter les résultats officiels. Au 21 juillet, 1.000.254 questionnaires ont été retournés, sur les huit millions que nous avons envoyés à chacun des électeurs hongrois.

Ces questionnaires ont donné les résultats suivants : plus des deux-tiers des Hongrois jugent importante, du point de vue de leur propre vie, la propagation du terrorisme. Les trois-quarts des Hongrois pensent que les immigrés illégaux menacent leur emploi et leur subsistance. Les quatre-cinquièmes estiment que la politique de Bruxelles a échoué en matière d’immigration et de terrorisme, et que cela nécessite des approches nouvelles et des règles nouvelles. Près des quatre-cinquièmes des Hongrois encouragent le gouvernement à mettre en œuvre, face à la politique laxiste de Bruxelles, des règles plus sévères en vue de freiner l’immigration illégale : des règles qui permettent d’appréhender ceux qui franchissent illégalement la frontière hongroise et de les y reconduire le plus rapidement possible. Et 80 pour cent de ceux qui ont répondu sont d’avis que les immigrés illégaux, tant qu’ils se trouvent en Hongrie, devraient subvenir eux-mêmes à leurs besoins. Ce sont des mots durs, c’est une position ferme, mais c’est la position hongroise. Enfin, ce qui est le plus important et ce qui prime sur tout ce qui vient d’être dit est que l’écrasante majorité des Hongrois – 95 pour cent – pensent qu’au lieu de soutenir l’immigration, ce sont les familles hongroises et les enfants à naître qu’il faudrait soutenir. Cela nous montre clairement que les Hongrois n’ont pas encore perdu leur bon sens. Les résultats de la consultation montrent donc que les Hongrois ne veulent pas d’immigrés illégaux et ne partagent pas la position intellectuelle irresponsable de la gauche européenne. La Hongrie a décidé, et les Hongrois ont décidé ainsi. Cela signifie que nous voulons rester un pays sûr et stable, une nation unie et équilibrée, dans le monde instable qui nous entoure. Car même si j’ai probablement raison de dire que tout peut arriver aujourd’hui dans le monde, je ne pense pas me tromper en pensant que nous voulons tous que, malgré cela, la Hongrie soit un pays où n’importe quoi ne puisse pas arriver.

Je vous remercie de votre attention.

(Source: Ambassade de Hongrie à Paris)

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