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La droite hongroise au pouvoir n'en peut plus du traitement médiatique, injuste selon elle, que lui réserve la presse internationale. Un site internet a été mis en place pour passer aux cribles toutes les « âneries » rapportées à propos de la Hongrie et de son gouvernement par les médias étrangers. 

La liste des griefs régulièrement retenus contre la Hongrie est longue... et souvent erronée : l'avortement est illégal en Hongrie, il existe une discrimination d’État contre la minorité Rom, la Fidesz gouverne avec l'aide de l’extrême-droite, des milices armées vont de ratonnade en ratonnade en toute impunité, etc..

En réalité : la nouvelle constitution peut potentiellement ouvrir la voie à une interdiction de l'avortement, mais c'est exclu à ce jour [c'est sous la pression des chrétiens du KDNP que le 1er ministre Orban avait finalement dû se résoudre à le faire inscrire dans la constitution] ; la minorité rom subit de nombreuses discriminations sur le terrain mais l’État hongrois assure un haut niveau de protection à ses minorités nationales et ethniques ; comme entre le FN et l'UMP en France, Jobbik et la Fidesz entretiennent des rapports ambigus et avant-tout électoralistes, mais la Fidesz n'a jamais eu besoin de l’extrême-droite pour gouverner et le 1er ministre à plusieurs fois fait savoir très clairement qu'il rejetait une telle possibilité ; les miliciens d’extrême-droite qui font tant de mal à l'image internationale de leur pays ne sont que quelques centaines sur une population de 10 millions de personnes et ne sortent de leur tanière que devant les caméras et micros de la presse.

Alors, commencer expliquer cette distorsion ? La méconnaissance de l'Europe centrale et de la Hongrie en premier lieu, mais pas seulement. Dans l'hebdomadaire de droite modérée « Héti Válasz », le journaliste Bálint Ablonczy considère que cela est essentiellement dû au fait que les journalistes étrangers s'adressent toujours aux mêmes personnes, des farouches opposants à Viktor Orban : Ágnes Heller, Rudolf Ungváry, András Schiff, Gábor Iványi, György Konrád, etc.

Des bisbilles avec la Suède

Très récemment, c'est un documentaire suédois qui a provoqué la colère du gouvernement. L'ambassadeur hongrois a officiellement protesté contre la télévision publique suédoise SVT qui a diffusé le documentaire de 30 minutes le 23 octobre dernier - jour de fête nationale en Hongrie. Ferenc Kumin, secrétaire adjoint pour la communication internationale du Premier ministre, est aussi monté au créneau pour réclamer des excuses. Leurs reproches : le reportage qui donne la parole à des membres de l'opposition - parmi lesquelles la philosophe Ágnes Heller, déjà dans le viseur du gouvernement - ne prend pas la peine de relayer le point de vue du gouvernement.

Le documentaire de la chaine suédoise SVTCi-dessous, la première partie d'un reportage diffusé sur « Envoyé Spécial » au début de l'année 2012.Ici l'émission de France Inter - Tous des Européens à Budapest - réalisée en direct de Budapest le vendredi 25 octobre.« Fact Check » : le père fouettard de la presse étrangère

Nézőpont Intézet, un institut de sondage et d'analyse politique très proche du gouvernement, a mis en place cet été une cellule de surveillance de tout ce qui est dit et écrit sur la Hongrie et son gouvernement dans les médias internationaux : Factcheck.hu, un site qui vise à « équilibrer les rapports et avis sur la Hongrie sur la base des erreurs factuelles qui apparaissent dans la presse internationale ».

« Les rédacteurs du site respectent la liberté de la presse, la liberté d'expression et la diversité des opinions, mais considèrent que la propagande, la manipulation, la partialité et la publication d'informations erronées sont dangereuses pour le débat démocratique ».

Les articles incriminés sont classés par auteur, par pays et par média. Sur le podium il y a encore peu de temps, la France est désormais au 4e rang des pays dont la presse a été épinglée, ex-aequo avec l'Autriche, mais derrière l'Allemagne, le Royaume-Uni et les USA. A lui seul, le quotidien Libération a marqué 2 points :

Bernard Guetta affirmant le 26 juin que : "[Le Front national vient de faire plus de 46 % des voix.] (…) Que c’est l’alerte rouge ? Qu’ici, en France, la situation est tout aussi grave qu’en Hongrie et bien plus grave qu’en Grèce ?"Alain Duhamel, le 19 juin : "Partout en Europe, les populismes progressent et parfois s’imposent, comme en Hongrie."

La dernière remontrance en date : au journal italien « La Repubblica » considérant que le gouvernement hongrois aurait du interdire l'inauguration de la statue de Horthy sur la place de la Liberté, comme l'aurait fait Merkel en Allemagne avec une statue de Hitler. FactCheck rétorque a son journaliste Andrea Arquini que le gouvernement s'est clairement distancé de l’événement mais sans pouvoir l'interdire, cela s'étant passé sur un espace privé.

"Bouffez de la merde, connards"

Signe de l'exaspération qui gagne une partie de la droite hongroise, le « craquage » du correspondant à Bruxelles du quotidien pro-gouvernemental « Magyar Nemzet », à la fin du mois d'octobre. Dans une lettre adressée à tous les correspondants étrangers accrédités, Istvan Lovas les insulte vertement : "trous du cul", "connards", etc. Il leur reproche notamment de ne jamais avoir rapporté sur les scandales qui ont touché le parti socialiste.

"La semaine prochaine vous allez encore écrire une douzaine d'articles sur l'antisémitisme en Hongrie et la collusion entre le gouvernement et le Jobbik, en passant sous silence les questions qui comptent vraiment et qui importent à vos lecteurs à qui vous servez toujours la même soupe".

Istvan Lovas a concédé avoir bu plusieurs verres d'alcool avant d'envoyer cette lettre, mais s'explique après coup dans « Héti Valasz ». Il dit en avoir assez que la presse "crie à l'antisémitisme chaque fois qu'un gouvernement de centre-droit est au pouvoir" et questionne : à quoi ressemblerait la Belgique aux yeux des Hongrois s'il était mentionné dans la moitié de ses dépêches que l'antisémitisme est en hausse en Belgique [ce qu'une étude vient de démonter, ndlr] et que le pays n'est pas encore prêt à affronter son passé colonial, y compris le meurtre de millions d'Africains au Congo ?

Voilà qui est dit !

Source: Hu-lala

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