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Cela concerne avant tout l’Ukraine, tout récemment encore paisible, ainsi que nombre de pays d’Europe de l’Est et du Sud. Le phénomène de « duplicité politique » est expliqué par le politologue russe Rostislav Ichtchenko, qui dirige le Centre de l’analyse systémique et de la prévision.

Pratiquement dans tous les pays, se désignant comme des alliés de la Russie, le tableau est le même : mieux évolue leur coopération avec la Russie, plus activement les gouvernements de ces pays établissent des contacts avec l’Occident, jusque l’accueil en leur territoire de bases militaires de l’OTAN. On qualifie cette duplicité par un beau terme de « pragmatisme ». A votre avis, que cache en réalité ce phénomène ?

Quand la coopération économique devient dynamique, à une certaine étape elle implique aussi une intégration politique. On comprend qu’un Etat avec une économie plus puissante aura une influence politique plus importante. Et d’autant une superpuissance nucléaire qui en plus d’être un moteur économique sera un « parapluie » politique et militaire pour tous ses alliés. La Russie est l’ossature de tout processus d’intégration en territoire d’Eurasie. En raison de sa puissance économique et militaire, de ses traditions étatiques, mais aussi simplement au regard géographique. Afin de neutraliser la priorité naturelle de la Russie, les alliés ont commencé à rechercher des partenaires parmi ses ennemis, en prenant appui sur lesquels ils pourraient se sentir plus indépendants. L’intérêt des élites locales de conserver l’indépendance de leurs Etats les incite à trouver des contrepoids à l’influence de la Russie, en les conduisant à de petites trahisons.

On reproche souvent à la Russie, qui a succédé à l’URSS, de « trahir » ses anciens alliés. Avant tout, qui étaient membres du Conseil de l’Entraide Economique et de l’Organisation de Varsovie, ayant connu des crises politiques et économiques après le démembrement de l’URSS, et en cas de la Yougoslavie – des guerres civiles et une intervention militaire. Et encore l’Ukraine. Une telle opinion a-t-elle droit de cité ?

Là il faut séparer une chose d'avec une autre. Après la chute de l’URSS les possibilités de la Russie dans l’arène internationale étaient très limitées. Du point de vue de politique interne la situation dans l’Etat était fort instable. Il y a eu une confrontation armée entre le président et le parlement, deux campagnes anti-terrorisme en Tchétchénie… Il est clair que dans une telle situation il était impossible d’appliquer une politique active dans le voisinage et dans l’est de l’Europe. La Russie était concentrée sur ses problèmes internes et ne faisait que signaler sa présence dans les zones de crise mondiales. Et encore elle le faisait exceptionnellement en raison de son potentiel nucléaire, parce que dans tous les autres cas, on ne comptait tout simplement pas avec elle.

J’attire aussi votre attention au fait qu’une fois s’étant sentis entièrement souverains, ces alliés trahissaient eux-mêmes souvent la Russie. Notamment la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque sont passés déjà au début des années 90 du siècle dernier à une rhétorique antirusse, même si elles devaient pour beaucoup leur prospérité à la politique généreuse de l’URSS. Soit dit en passant, cette politique était principalement financée grâce à la base de ressources précisément de la République Socialiste Fédérative Socialiste de Russie.

Dans quelle mesure les pays amis de la Russie peuvent-ils compter sur son soutien, militaire ou diplomatique, en cas d’un conflit armé – comme cela est arrivé, par exemple, en Syrie ?

Tout Etat fort peut défendre ses alliés dans la mesure où ces Etats sont des alliés.

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