Bienvenu sur www.francianyelv.hu   A kijelölt francia nyelvű szöveg felolvasásához kattints a hangszóróra! Bienvenu sur www.francianyelv.hu GSpeech

image

La session inaugurale du nouveau Parlement européen s’ouvre à Strasbourg ce mardi. Nouvelle répartition des forces, nouvelles têtes, offensive FN… Le point pour ceux qui n’auraient pas tout suivi.

De quel bord est le nouveau Parlement ?

Du même que le précédent : à droite. C’est le groupe PPE (Parti populaire européen) qui est arrivé en tête des élections européennes fin mai avec 221 députés, en recul cependant par rapport à la précédente législature (274 sièges). Le groupe des socialistes et démocrates (S&D) est deuxième avec 191 sièges, contre 196 précédemment. Aucun groupe n’ayant la majorité à lui seul, le PPE et les socialistes ont scellé un accord de grande coalition. A eux deux, ils représentent une majorité de 412 députés sur 751 (le Parlement précédent comptait 766 sièges).

La droite reste majoritaire mais se retrouve nettement divisée entre les europhiles, en perte de vitesse, et les europhobes, en forte progression avec plus d’une centaine de députés.

image

 

Combien d’eurodéputés français ?

La France envoie 74 députés européens, éclatés en six groupes politiques. La nouveauté, c’est la grosse percée du FN, avec 24 sièges. L’UMP en compte 20, le PS 13, l’UDI-Modem 7, EE-LV 6, le Front de gauche 3 et les DVG 1. L’arrivée sur le devant de la scène du FN et le recul concomitant des autres partis aura pour effet d’affaiblir le poids de l’influence française dans les deux groupes qui continuent à dominer la politique européenne : le PPE et les S&D.

image

 Ces eurodéputés, on les connaît ?

Certaines têtes sont connues : Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Yannick Jadot, Eva Joly, Jean-Marie Cavada, Pascal Durand… A noter, l’arrivée sous la bannière PS d’Edouard Martin, l’ancien syndicaliste de Florange. Comme lui, 36 élus français font leur première rentrée.

Côté FN, toute la garde rapprochée y est : les Le Pen père et fille, Steeve Briois, Florian Philippot, Bruno Gollnisch…

On compte onze anciens ministres, dont Michèle Alliot-Marie, Vincent Peillon, Nadine Morano, Rachida Dati (souvent épinglée pour son absentéisme dans l’hémicycle) ou Brice Hortefeux.

 

Où en est-on côté parité ?

Sur l’ensemble du Parlement, 37% sont des femmes et 63% des hommes – soit une légère augmentation de la proportion de femmes par rapport à la dernière législature (35% de femmes et 65% d’hommes). La représentation des femmes est en progression constante au Parlement européen depuis 1979. A l’époque, les femmes n’étaient que 16% dans l'hémicycle.

Chez les eurodéputés français, on compte 44% de femmes, soit un poil plus que lors de la précédente législature (43%). Ce qui reste nettement plus qu’au Parlement national (27% de femmes).

 

Qui va présider la Commission ?

Le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker. Enfin si tout se passe comme prévu. Jusqu’ici, le président de la Commission était désigné par les chefs de gouvernement sans tenir compte du Parlement, donc du vote citoyen. Cette fois-ci, ce doit être le candidat de la famille politique qui a obtenu la majorité au Parlement. Juncker, ancien Premier ministre du Luxembourg, social démocrate peu connu du grand public, a été officiellement désigné vendredi à la tête de la Commission par 26 des 28 dirigeants européens. Ont voté contre : le Britannique David Cameron, qui lui reproche son fédéralisme, et le Hongrois Viktor Orban. La chancelière allemande Angela Merkel, peu emballée, s’est finalement ralliée.

Juncker doit encore obtenir la majorité absolue au Parlement européen, soit 376 suffrages sur 751 élus, lors d’un vote prévu le 16 juillet. Il a de bonnes chances d’y parvenir. Les sociaux-démocrates ont négocié leur soutien en échange d'un plan de relance en faveur de la croissance.

A lire : notre portrait Jean-Claude Juncker, le modeste triomphe

 

Et le Parlement ?

L’Allemand Martin Schulz. Enfin là aussi si tout se passe comme prévu. Le président socialiste sortant du Parlement européen devrait être réélu à son poste cette semaine à l’issue d’intenses tractations. Candidat au poste de la Commission, il a dû y renoncer après le mauvais score des sociaux-démocrates. Il a reçu le soutien d’Angela Merkel pour la présidence du Parlement. En échange de quoi, le SPD allemand renonce à son poste de commissaire européen. La droite ne présente pas de candidat contre lui, au terme d’un accord qui prévoit notamment un partage de la présidence. Martin Schulz aura donc face à lui Ulrike Lunacek, la candidate autrichienne du groupe des Verts, et l'Espagnol Pablo Iglesias, soutenu par la gauche radicale.

image

Martin Schulz à Strasbourg le 16 avril. (Photo Vincent Kessler. Reuters)

Comme lors de la précédente législature, Martin Schulz ne devrait garder le poste que deux ans et demi sur cinq. La droite du Parti populaire européen (PPE) et les socialistes ont décidé de se partager à nouveau la présidence du Parlement européen: les premiers deux ans et demi pour un socialiste et la seconde partie du mandat, qui débutera en janvier 2017, pour un candidat du PPE. Le président suivant n’est pas encore connu, mais ce pourrait être le Français Alain Lamassoure.

 

Et le chef de la diplomatie ?

Le ou la successeur de la travailliste Britannique Catherine Ashton devrait être désigné(e) le 16 juillet lors d’un sommet des gouvernants européens, qui devront se mettre d’accord à l’unanimité des 28. Aucun nom ne fait pour le moment autorité à ce poste qui est le visage de l'UE à l'étranger.

 

Et le président du Conseil ?

Pareil, les 28 devront s’accorder le 16 juillet à l'unanimité sur le ou la remplaçant(e) de Herman Van Rompuy. Le poste devrait échoir à un socialiste, en contrepartie de leur soutien à Juncker à la tête de la Commission. Mais là non plus aucun nom ne rassemble. Plusieurs Etats ont exigé que la présidence du Conseil revienne à un ressortissant de la zone euro, ce qui exclut la potentielle candidature de la Première ministre du Danemark, Helle Thorning-Schmidt.

 

Finalement, y a-t-il un groupe FN ?

Eh non. Au bout du compte, Marine Le Pen n’est pas parvenue à rassembler au-delà de ses alliés «historiques» que sont le Parti pour la liberté (PVV) du Néerlandais Geert Wilders, le Parti de la liberté autrichien (FPÖ), la Ligue du Nord italienne et le Vlaams Belang flamand (Belgique). Pour former un groupe, il faut au moins 25 élus de 7 nationalités différentes. Marine Le Pen avait le nombre d’élus nécessaires (37), mais n’a pas réussi à réunir suffisamment de nationalités. Sa tentative de rallier autour d’elle les 4 élus du Congrès de la nouvelle droite polonaise (KNP) et un élu nationaliste bulgare du VMRO a tourné court.

Les europhobes n’auront finalement qu’un seul groupe, celui du Britannique Nigel Farage, baptisé Europe de la liberté et de la démocratie directe (EFDD). Mais cette coalition reste fragile. Elle compte tout juste 7 nationalités et ne tient que par le ralliement d’une dissidente du FN, Joëlle Bergeron. En cas de défection, le groupe europhobe pourrait exploser.

A lire aussi Pourquoi Le Pen a échoué à fédérer les europhobes au Parlement

image

 Qui sont les chefs de groupe ?

Pour le groupe socialiste, Martin Schulz, encore lui. Le groupe PPE, qui était présidé dans le Parlement sortant par le Français Joseph Daul, l’est désormais par l’Allemand Manfred Weber. De leur côté les Libéraux ont réélu le Belge Guy Verhofstadt comme chef de leur groupe. Les Verts ont choisi comme coprésidents l'Allemande Rebecca Harms et le Belge Philippe Lamberts.

Authors: Liberation.fr

Source

A kijelölt francia nyelvű szöveg felolvasásához kattints a hangszóróra! Francianyelv.hu felolvasó