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“Ordre, bien-être, réveil. Ce n’est qu’une question de volonté”- tel est le slogan de Gábor Vona, fondateur et président du parti nationaliste extrême droit Jobbik.

Gábor VonaOriginaire de Gyöngyös (ville à proximité d’Eger), Gábor Vona considère que deux éléments dans l’histoire de sa famille l’ont particulièrement marqué. Le premier est le fait d’être né dans une famille d’agriculteurs mise à mal par le régime communiste, ce qui explique son anti-communisme profond.

L’autre particularité de son histoire familiale, selon lui, c’est que l’un de ses grand-pères est mort dans une bataille contre les Soviétiques durant la Seconde Guerre Mondiale, un événement qui l’a lui-même conduit à se vouer à son pays, comme dans une continuité de la “tradition” familiale. Il a suivi une formation en histoire à l’Université ELTE mais, après une courte carrière d’enseignant, s’est lancé dans les affaires et travaille actuellement en tant que manager.

En 1999, il est co-fondateur de la Société des jeunes de droite (Jobboldali Ifjúsági Közösség) et de son successeur, le parti politique Jobbik, en 2003. Il est fier d’avoir également participé à la fondation de la Garde hongroise et de l’École supérieure populaire du Roi Atilla (l'orthographe de ce nom – normalement Attila – est symbolique de la volonté de distinction de ces fidèles de la tradition hunnique). Cette dernière comprend une consultation par mois, lors de laquelle les “étudiants” peuvent par exemple suivre des cours sur l’histoire et la spiritualité de la sainte couronne hongroise.

Selon Gábor Vona, «les élections du mois d’avril seront un référendum sur les vingt dernières années». Il considère que, contrairement aux prévisions, le Jobbik sera le parti le plus performant lors de ce scrutin, parce que les électeurs ont hâte de se débarrasser des partis parlementaires actuels, qui ne sont que «les serviteurs de l’Union européenne et des capitaux internationaux». Pour arriver à ce résultat, le Jobbik promet de mettre fin à «la criminalité politique» et d’emprisonner tous les hommes politiques qui ont trahi le pays dans le passé. Leur slogan “20 ans pour 20 ans” vise à attirer dans leur camp tous ceux qui souhaitent se venger des graves erreurs que les députés ont commises depuis le changement de régime. Les scandales autour de la société de transports BKV ou les autres affaires de corruption sont probablement des facteurs qui contribuent à la popularité de leurs propos ces derniers temps.

Le Jobbik est probablement le seul parti à avoir élaboré un programme précis, cohérent et surtout concret. Afin de défendre les intérêts des Hongrois, il propose par exemple de taxer à 90% les bénéfices des banques étrangères, d’interdire l’achat de biens fonciers par les étrangers et de créer une gendarmerie pour mettre fin à “la criminalité tzigane” dans le pays. Ils justifient la nécessité d’une telle gendarmerie par le fait que les Tziganes menacent les honnêtes populations villageoises, ce qui est un obstacle au développement des régions en difficulté. Par ailleurs, ils résoudraient les problèmes du système des retraites à travers deux mesures.

Le Jobbik promet de mettre fin à «la criminalité politique» et d’emprisonner tous les hommes politiques qui ont trahi le pays dans le passé.

La première serait d’augmenter le nombre d’emploi dans le pays à travers la création de nouveaux postes dans les branches qui utilisent beaucoup de main-d'œuvre (agriculture, construction, tourisme) et via une aide aux PME hongroises. L’autre mesure importante serait de supprimer les retraites des anciens fonctionnaires communistes et de les distribuer aux retraités les plus démunis. Ces derniers recevraient notamment des chèques avec lesquels ils pourraient acheter des produits alimentaires hongrois.

Quant aux allocations sociales, elles seraient versées soit via une carte sociale qui définierait les produits que leurs détenteurs pourraient acheter, soit en contrepartie de travaux publics. Gábor Vona a également promis de libérer les “détenus politiques”, en particulier les activistes du Jobbik qui ont été arrêtés suite à l’attaque du siège de la télévision nationale à l’automne 2006.

Il occupe par ailleurs la première place sur la liste électorale du Jobbik (il est candidat du parti au poste de Premier Ministre) et a déjà fait savoir qu’il ferait son entrée au Parlement en portant son uniforme de la Magyar Gárda, même si cette formation a été dissoute et qu’il risque des poursuites judiciaires en s’affichant dans cette tenue.

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