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Traduction d'un article de Dóra Ónody-Molnár, publié le 5 octobre dans le quotidien Népszabadsag sous le titre Tüntetés a pedagógusok világnapján.

Rompre le mur de la peur et du silence – tel était le message principal de la manifestation de ce samedi après-midi intitulée « Grand ménage d'automne dans l’enseignement » et organisée par le groupe « Sans invitation », composé surtout des professeurs et des parents d’élèves à l’occasion de la journée mondiale des pédagogues.

Étonnamment un grand nombre de personnes, d’après notre estimation environ 2000 sont venus manifester. Depuis ces deux dernières années, quelques centaines de curieux se déplacent en général lors des manifestations organisées par la société civile ou les actions initiées sur Facebook.

Cette protestation de samedi après-midi à laquelle ont participé le Syndicat Démocratique des Pédagogues (PDSZ), le Réseau des Étudiants et le Réseau des Enseignants a mû une plus grande foule qu’auparavant. Selon les organisateurs, ce résultat est excellent car la peur domine dans le corps enseignant. Le groupe « Sans invitation » souhaite faire passer le message aux pédagogues et aux parents qu’il ne faut pas se réfugier dans le silence, qu’il faut plaider pour donner une chance à l’éducation nationale. D’après les manifestants, la nouvelle loi sur l’éducation ignore les enfants, les professeurs et les parents. «  Les enfants ne sont pas des criminels, les parents ne sont pas des enfants », « 5 cours d’EPS par semaine sur 5m2 », « Mon petit Klik, asseyez-vous, c’est insuffisant », « Dis non au lavage de cerveau national », a-t-on pu lire sur les écriteaux de la manifestation. Celle-ci a commencé devant la Basilique où les participants ont plaidé pour les principes démocratiques de base : la liberté, l’égalité, le respect des droits de l’homme, la tolérance et la solidarité.

Nouveau contrat et adhésion forcée pour les enseignants ?

La foule s’est rassemblée autour d’Anna Tóthfalusi, une des fondatrices du groupe « Sans invitation » qui a énuméré les 13 points de la demande qui est à proprement parler une protestation contre la fermeture des écoles alternatives, la centralisation des écoles, la ségrégation, le programme d’enseignement général basé sur des considérations idéologiques, la mise en retraite anticipée des collègues expérimentés, l’atrophie de l’enseignement supérieur et la restriction des droits des parents et des élèves.

En outre, les manifestants ont exigé la fin immédiate de la surveillance policière des élèves à l’école, de l'enseignement préscolaire obligatoire dès l'âge de 3 ans, de l’obligation à s’inscrire au Corps des Enseignants ainsi que la restauration de l’obligation de l’enseignement jusqu’à l’âge de 18 ans en mentionnant de même la liberté académique. Les organisateurs ont commencé à recueillir des signatures en demandant aux participants et sympathisants d’être les plus nombreux possible à signer les 13 points présentés sous forme de pétition sur Internet. « Aujourd’hui, le premier pas, c’est de changer. Faire un grand pas en avant ou non, cela dépendra de nous. », a-t-on pu entendre. Mariann Tóthfalusi a déclaré au journal Népszabadság que chaque minute que les enfants passent dans le système éducatif actuel leur nuit et pas seulement à court terme.

Cette partie de la démonstration s’est terminée par la foule chantant en chœur le passage de la pièce de Verdi Nabucco, la Liberté , avec le texte de Péter Fábri écrit pour le 90e  anniversaire du Président de la République Árpád Göncz.  « Il y en aura encore ici, il y aura une république ici ! » a été scandé lors du refrain. Par la suite, la foule, en répétant les allocutions souvent entendues au cours des manifestations d’hiver « Un pays libre, une école libre », « Rien sur nous, sans nous ! » ou bien « Hoffmann Rózsa, va au diable », s’est dirigée devant le bâtiment du Ministère des Ressources Humaines dans la rue Szalay, passant devant le Centre Klebelsberg.

Ferenc Lóránd, ancien membre du Conseil aux affaires éducatives qui avait démissionné il y a 2 ans justement à cause de la nouvelle loi sur l’éducation publique de Hoffmann, a souligné dans son discours que ce qui mesure le caractère démocratique d’un système d’éducation publique, c’est de savoir si n’importe quel enfant qui commence ses études à l’école primaire à l’âge de 6 ans pourra les finir en acquérant les connaissances lui permettant de s’intégrer dans la société. Il a salué dans un message touchant les anciens élèves de l’école des travailleurs de la rue Kertész qui lui ont a appris la démocratie. A cette époque, après leur travail quotidien, ces personnes se sont installées sur les bancs de l’école afin d’obtenir les connaissances qu’ils ne pouvaient se procurer ailleurs en raison de leurs conditions familiales. « J’aimerais que ma voix leur parvienne et que je puisse les embrasser », a dit Ferenc Loránd, doyen de la pédagogie moderne hongroise. Ses propos ont été très applaudis.

Erik Koller, professeur d’EPS de l’enseignement secondaire, a également prononcé un discours poignant. – Il s’agit de vos enfants, c’est pourquoi vous devriez nous écouter, nous les enseignants. – a-t-il adressé aux parents. Quatre-vingts élèves sur cent fréquentent une école où il n’y a pas de magnétophones, de lecteurs CD, de craies, d’éponges, de cartes murales, ni labo de science équipé, ni réserve, où les néons sont grillés, le carrelage dégringole du mur et où la femme de ménage achète la javel à ses frais. Où il n’y a pas non plus d’ordinateur qui fonctionne dans la salle des profs ou, si l’ordinateur fonctionne, il n’y a soit pas d’accès à l’Internet, soit aucun photocopieur. « On nous a supprimé l’argent nécessaire au bon fonctionnement des écoles », s’est-il exprimé. Devant le bâtiment du ministère, le prédisent du PDSZ László Mendrey a aussi pris la parole. En mentionnant son propre exemple, il a mis en évidence le fait que le nouveau modèle de carrière des pédagogues entrant en vigueur en septembre n’a pas augmenté en réalité l’honoraire des pédagogues, mais l’a au contraire diminué dans la majorité des cas. Eszter Salamon, directrice de l’Association européenne des Parents en Hongrie, s’est élevée au nom des parents. Elle a critiqué le système d’éducation publique d’Orbán et de Hoffmann en le jugeant comme n’étant pas apte à l’éducation de leurs enfants.

En dehors de celle de Budapest, d’autres manifestations ont aussi eu lieu en même temps à Szeged, Pécs et Sopron.

Traduction réalisée par Figler Szilvia, Juhász Réka, Szabó Mariann, étudiantes au Département d’Etudes françaises de l’Université Eötvös Lorànd. Merci à elles !

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