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NDLR : A la fin du mois de septembre, une joggeuse a été assassinée a Soroksár, dans le 23e arrondissement de Budapest. Quelques jours plus tard, le 5 octobre, le parti d’extrême-droite Jobbik exploitait ce fait divers en organisant un rassemblement. Selon l'auteur de cet article - publié le 6 octobre, dans le magazine hebdomadaire « Magyar Narancs », sous le titre « Ölbe tett kézzel – Gyilkosság és nagypolitika » - l'ensemble de la classe politique est responsable de l’insécurité et de la montée des idées extrémistes et une "explosion sociale est imminente".

Traduit par Viktória Süli et Dávid Kocsis, étudiants au Département d’Études françaises de l’Université Eötvös Lorànd.

« Lentement mais sûrement, les obstacles s’écartent pour que les idées extrémistes agissant sur nos instincts les plus bas gagnent du terrain. »

Hier, au cours de sa manifestation, le parti du Jobbik a rendu hommage à la femme assassinée la semaine précédente à Soroksár. Aujourd’hui, on organise autour du même sujet le programme nommé « Souviens-toi et proteste ! Course à la mémoire d’une mère ». Tandis que le premier événement n’était qu’une manœuvre politique, celui d’aujourd’hui est loin de l’être : il est une initiative désespérée des civils. Parce que quoi qu’en dise Sándor Pintér, les citoyens ne sentent rien de la prétendue amélioration de la sécurité publique, ils ne pensent pas pouvoir se fier à un policier ou être protégés en cas de détresse.

Le gouvernement tourne autour du pot, enjolive les statistiques, comme s’il recherchait les bonnes grâces de Zsolt Semjén et des chrétiens virtuels, mais il n’a aucune idée de comment agir contre la criminalité et surtout contre la peur qui gagne les gens.

Bien au contraire. Il fait tout son possible pour que la peur l’emporte. Des organes matraqueurs apparaissent les uns après les autres sur la scène, des policiers d’école forment une ligne de bataille : allumer un joint ou être sans-abri peuvent être des causes d’emprisonnement, comme si cela aidait les gens à se sentir en sécurité. Comme si la solution était de donner un grand coup de pied aux plus faibles.

Les dirigeants jouent les caïds, les durs, parce que hormis parler fort, engager des lèche-bottes et se pâmer de leur propre grandeur (« celui qui n’a rien, qui n’est devenu personne, ne vaut rien »), ils n’ont aucune véritable raison de se vanter. Ils ont détruit l’éducation nationale, ils mentent matin, midi et soir sur le fait que le travail d’intérêt général fait disparaître le chômage et jouissent de la peur qu’ils provoquent.

Mais ils ne sont pas les seuls à n’avoir rien à ajouter, ils sont incapables de donner une réponse lorsqu’il s’agit d’éviter des assassinats comme celui de Soroksár ou d’autres attaques brutales devenues régulières dans les régions rurales. Parce que le fait qu’on ait laissé grandir une génération entière sans aucune chance de suivre une formation ou de décrocher un emploi n’est pas exclusivement la faute du gouvernement actuel. Presqu’un quart de siècle a passé sans que les décideurs ne réalisent que pour l’avenir de la Hongrie, l’essentiel est, ou aurait été d’aider ces gens à tout prix pour qu’ils ne soient pas marginalisés davantage. Parmi les politiciens, pas un seul n’a agi, bien que déjà en 1990, il suffisait de ne pas être aveugle pour voir que ceux qui vivaient déjà dans la pauvreté resteraient pauvres. On pouvait également pressentir – mais les spécialistes nous avaient avertis – que si le régime actuel ne traite pas sérieusement le problème de la dégradation considérable des couches sociales, le tout accompagné par la chute de la morale, cela mènerait tôt ou tard à une explosion sociale.

Cette explosion est imminente.

Parce qu’il serait erroné de penser que la castration chimique, les camps de travail en passant par la peine de mort dont Gábor Vona parlait hier à la manifestation de Jobbik sont des idées de quelques clowns d’extrême droite. Nul ne doit se berner d’illusions : aujourd’hui, la majorité des électeurs du FIDESZ (droite au pouvoir, ndlr) ou du MSZP (parti socialiste, ndlr) également « pendrait les bêtes primitives » sans aucune hésitation. Ni le gouvernement ni l’opposition de gauche n’ont idée de ce qu’il faudrait dire à ces gens, ils ne sont même pas capables de leur expliquer l’absurdité de la peine capitale. Comment pourrait-on donc attendre d’eux de résoudre la situation ? Ainsi, lentement mais sûrement, les obstacles s’écartent pour que les idées extrémistes agissant sur nos instincts les plus bas deviennent de plus en plus populaires.

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