Bienvenu sur www.francianyelv.hu   A kijelölt francia nyelvű szöveg felolvasásához kattints a hangszóróra! Bienvenu sur www.francianyelv.hu GSpeech

En 2010, Nicolas Valloo a quitté la Côte-d’Or pour Budapest. Là-bas, cet apprenti kinésithérapeute s’initie à son futur métier en entretenant sa passion du rugby.

Se former à la médecine n’est pas une mince affaire. Nicolas Valloo, bientôt 24 ans, l’a compris après une première année ratée à Dijon et une prépa paramédicale échouée. C’est alors qu’une amie lui parle d’un programme d’enseignement, en anglais, à l’université Semmelweis de Budapest. Emballé, il s’envole pour la Hongrie, où il a élu domicile il y a trois ans et demi. « Je rentre en Bourgogne deux mois en été et pour les fêtes », confie le jeune homme. « Je me suis habitué à ma nouvelle vie ici. » Une vie magyare bien remplie, entre cours de kinésithérapie et entraînements de rugby, deux fois par semaine, sur un terrain au sud-est de la capitale. L’an dernier, le Dijonnais, qui officiait déjà au Budapest Exiles Rugby FC, club d’expatriés fondé en 1991, a créé les Budapest Frogs, une équipe 100 % française qu’il « coache » tout en s’occupant des débutants (voir encadré). Mieux : vu son temps de présence sur place, il a pu être recruté au sein de la sélection nationale.

Nicolas Valloo (à droite avec le bandeau) a fondé les Budapest Frogs, une équipe 100% française. Photo SDR

Car en dehors des bancs de la fac, où il entame sa quatrième année, Nicolas est un mordu de mêlées, de transformations et de touches. C’est à Lunéville, en Lorraine, où il a passé ses dix premières années avant d’arriver en Côte-d’Or, que le petit garçon d’alors a rejoint le monde de l’ovalie. « J’ai découvert ce sport un été, alors que je jouais aussi au tennis », explique-t-il. « Le collectif, les matchs entre copains, l’ambiance du groupe, ça m’éclatait. Alors, je me suis dit : pourquoi pas ? »

Pour décompresser, le rugbyman bourguignon, ex-membre de l’entente jeunes Dijon-Chalon, aime, côté Pest, aller boire des verres au Fogas Ház, un « romkocsma » (ex-squat artistique devenu bar ou salle de concert, ndlr) très couru, ou se prélasser, à Buda, dans les bains d’eau chaude des thermes Rudas (Budapest est mondialement réputée en la matière.

« C’est 2 200 forints (environ 7 euros) après 18 heures et on peut rester 180 minutes. Les lendemains de match, détente assurée. » Ce qui lui manque le plus ? « Les fruits de mer », répond Nicolas du tac au tac. « Et la VRAIE moutarde », enchaîne-t-il. « Ici, elle n’a pas de goût. C’est pitoyable ! », dit-il en riant. Content d’être en Hongrie quand même ? « Absolument. La barrière de la langue est dure à franchir, mais le sport et la fac m’ont permis de me faire pas mal d’amis. Et puis, mes parents me soutiennent dans cette aventure. Ils pensent, comme moi, qu’elle sera bénéfique pour la suite. » Difficile de les contredire. 

A kijelölt francia nyelvű szöveg felolvasásához kattints a hangszóróra! Francianyelv.hu felolvasó