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Egy francia Magyarországon - Pierre Waline blogja

Francia születésű, nyugdijas vagyok, Pesten élek. Szeretek itt élni, szeretem Magyarrszágot, a nyelvet, a kultúrát, de jó néha hazamenni Párizsba is. Szeretem a klasszikus zenét. Fontos számomra a kommunikáció, meg a harc az intolerancia és a rasszizmus ellen.

Bof....
Déteste par dessus tout l'intolérance, le nationalisme et le racisme, encore trop répandus...
Mindenek elött a nacionálzmus, az intolerancia és a racizmus ellen szeretnék küzdeni, amelyek sajnos tul gyakori jelenségek a mai világban...

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S´il fallait dresser un bilan de la présence de noms issus de l´étranger dans le patrimoine culturel de la France et, à l´inverse, la part de création imputable à nos ressortissants expatriés de par le monde, la balance pencherait indiscutablement en faveur des premiers. Ce qui est flagrant dans des domaines tels que la littérature (Ionesco, Troyat), des Beaux-Arts (Picasso, Chagall, Modigliani, Foujita), mais aussi dans le monde du cinéma ou de la variété (Montand, Aznavour, Mouskouri), ou encore dans le domaine de la mode, voire de la politique. Sur ce plan, la France - derrière les États Unis - est probablement l´un des pays au monde où cette contribution d´origine étrangère est la plus prononcée. Certes, des exemples peuvent être cités à l´inverse, mais plus rares et qui toucheraient peut-être davantage le monde des affaires (tels les anciens présidents des groupes Braun et Volkswagen en Allemagne).

Si nous évoquons le sujet – que d´aucuns trouveront fastidieux – c´est parce que nous avons à coeur de citer ici la part non négligeable que joue la Hongrie en la matière. Non négligeable, voire notable si on la rapporte à la taille du pays. Il est vrai que cette „exportation” de créateurs hongrois ne touche pas seulement la France. Rien que dans le domaine de la musique, nous pourrions citer une foule de noms, tels les chefs George Sólti, György Széll, Fritz Reiner ou Eugène Ormándy, les pianistes Géza Anda et András Schiff, et encore mille autres.

Ce qui fait peut-être une originalité de la présence hongroise en France est qu´elle touche pratiquement tous les domaines de la vie publique, des beaux-arts aux variétés et au classique en passant par la littérature et la photographie. Et que tous, sans exception, ont fait ou font preuve d´une parfaite intégration, au point que l´on en oublie parfois leur origine. A côté de noms bien connus, souvent francisés, comme ceux de Cziffra, Vasarely ou des photographes Robert Capa, Brassai et André Kertész, d´autres, peut-être moins connus du grand public pour leur origine, n´en contribuent pas moins à la propagation de notre culture. Un exemple entre autres: la femme écrivain Christine Arnothy. Ou encore l´historien, écrivain et ancien résistant François Fejtő, encore plus „parisien” que nous autres. Parfaite intégration: une preuve éloquente, le rachat et la rénovation par Cziffra d´une chapelle à Senlis pour en faire le siège d´une fondation destinée à promouvoir nos jeunes artistes (1). Ou encore le photographe Robert Capa qui n´hésita pas à accompagner les soldats français en Indochine, ce qui lui coûta d´ailleurs la vie. Autre exemple méconnu des Français mais qui l´est des touristes hongrois (2): Michel Gyarmathy, directeur artistique des Folies Bergères dont il a assuré le plein succès.

 

 

Notre propos n´est pas ici de citer tous les noms, la liste en serait trop longue. Avec peut-être une présence encore plus marquée dans le domaine de la photographie, au point que vient de sortir en Hongrie un épais ouvrage intitulé „Les photographes hongrois en France” („Magyar fotósok Franciaországban” (3)).

Déjà par le passé, nombre d´écrivains et artistes hongrois furent attirés par Paris et la France, tels les poètes Endre Ady, Miklós Radnóti ou Attila József, ainsi que plusieurs membres de l´école de Barbizon. Mais avec cette différence que ceux-ci demeurent partie intégrante de la culture magyare.

Pour être complets, n´oublions pas les nombreux Hongrois qui, durant la guerre, rejoignirent les mouvements de résistance au sein desquels ils firent preuve d´un grand courage. Combattants de l´ombre dont, bien injustement, on parle moins souvent. A tous, à eux, bien sûr, mais aussi à tous les autres, qu´un hommage leur soit ici rendu. Des noms qui, plus efficacement que toute démarche diplomatique, auront contribué et contribuent à nouer des liens solides, voire affectifs entre nos deux pays.

Pour terminer, nous citerons une phrase de Romain Gary qui leur sied à merveille:.”Je n'ai pas une goutte de sang français, mais c´est la France qui coule dans mes veines…». Bien de nos dirigeants et politiciens feraient bien de s´en inspirer.

 

PW – 17 février 2019

 

(1): „En reconnaissance à la France pour l´avoir accueilli”. A lire, ses mémoires parues sous le titre „Des canons et des fleurs

(2): Michel Gyarmathy qui, n oubliant pas son origine, offrait des places gratuites aux Hongrois de passage sur simple présentation de leur passeport.

(3): par Julia Cserba et Gabriella Cseh, paru en hongrois aux éditions Corvina.

György Dragomán.... Ce nom vous dit-il quelque chose? Probablement, pour peu que vous soyez un lecteur assidu au fait des nouveautés sorties en librairie. Pour ma part, à ma grande honte, javoue avoir pratiquement ignoré ce nom, sinon que den avoir glané ici ou là quelques commentaires élogieux, mais sans y prêter jusquici trop dattention. Malgré tout, tombé par hasard sur lun de ses romans dans une librairie parisienne, je me suis risqué à en faire lachat. Et... je ne regrette pas. Le roman en question "Le Bûcher" (Máglya), traduit du hongrois.

Qui est donc György Dragomán? Considéré par daucuns comme la figure la plus en vue de la littérature contemporaine hongroise, ce romancier est originaire de Transylanie (Marosvásárhely/Târgu Mureş). Ayant quitté la Roumanie à lâge de 15 ans pour sinstaller avec ses parents en Hongrie, il réside à Budapest où il a suivi des études supérieures de philosophie et de littérature contemporaine anglaise. Le départ de la famille (1988) a précédé dun an la chute du régime Ceaucescu.


Source photo: Müpa, Budapest (2009)


Cest en 2002 qu‘il se fit remarquer avec un premier roman ("A pusztítás könyve", mot à mot "Le livre de l anéantissement"), couronné par la critique. Il avait alors 29 ans. Trois années plus tard parut son deuxième roman, "Le Roi blanc" (A fehér király) qui, également primé, lui valut une consécration définitive tant en Hongrie que sur la scène internationale. Outre son activité décrivain, Dragomán consacre le principal de son temps à la traduction décrivains de langue anglaise.


 

Voilà, en deux mots, pour lauteur. Le roman? Publié en Hongrie en 2014, "Le Bûcher" est sorti récemment en France dans une traduction de Joëlle Dufeuilly. La trame, reprenant ici le résumé que nous en soumet léditeur: "La Roumanie vient tout juste de se libérer de son dictateur. Les portraits du camarade général ont été brûlés dans la cour de l’internat où Emma, treize ans, arrivée après la mort tragique de ses parents, cherche encore à s’orienter. Quand une inconnue se présente comme étant sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de la suivre dans sa ville natale. Cette femme étrange partage sa maison avec l’esprit de son mari défunt et pratique la sorcellerie. Mais Emma comprend vite qu’il y a d’autres raisons à l’accueil malveillant que lui réservent les habitants de la ville. Peu à peu, elle découvre les secrets de sa famille. Profondément traumatisée et compromise par l’histoire qu’a traversée son pays, sa grand-mère a utilisé les pouvoirs de la magie pour surmonter des décennies dominées par la peur, la manipulation et la terreur. Et c’est cette force-là qu’Emma tente à son tour de libérer en elle pour trouver sa place dans un monde de nouveau bouleversé. Avec Le bûcher, György Dragomán, grand talent de la littérature hongroise, emporte ses lecteurs dans l’univers poignant d’une jeune fille au courage extraordinaire, tout en nous confrontant à un héritage contemporain dont les plaies sont à peine refermées."

Pour compléter, quil nous soit permis de citer deux commentaires lus dans la presse: „Le désastre roumain éclate à travers le récit fantastique et réaliste d’une jeune fille au sortir du communisme. Un grand roman juste, puissant, envoûtant.” (Antoine Peraud, La Croix). Ou encore: „György Dragomán explore ici de façon obsédante l'ambiance singulière qui enveloppe les habitants, sorte de chape de plomb faite de mensonges, de secrets, de suspicion et de peurs après des années de régimes autoritaires” (Nicole Grundliger).

Au-delà de lhistoire proprement dite, c'est par le style et la richesse du vocabulaire que le livre nous a fascinés. Notamment par le choix de cette forme du monologue. La jeune Emma nous confiant – ou plutôt se confiant – toute la gamme de ses sentiments et impulsions, joies, déceptions, craintes, colères, le tout dans le langage d une jeune fille de 13 ans, spontané, clair, mais en même temps agrémenté dun vocabulaire riche et souvent savoureux. Le secret en réside peut-être également dans cette association d'un réalisme implacable (allant jusque dans le moindre détail) à une charmante touche de fantaisie, de rêve, voire de fantasme et de magie.

Pour teminer, quil nous soit permis de citer lécrivain lui-même. C'est „ma” Roumanie, pas „la” Roumanie. Si vous cherchiez sur une carte, vous ne trouveriez pas. Je n'ai pas voulu écrire un livre historique. J'écris sur mon enfance, mais mon enfance réinventée. J'ai voulu écrire sur ce que je connaissais le mieux: mon village natal, parce que j'avais le mal du pays et que je ne pouvais pas y retourner. Mais je l'ai détruit et reconstruit à travers mes romans „(recueilli par Sophie Pujas, Le Point).

Avant de conclure, un mot sur la traductrice, Joëlle Dufeuilly, à qui nous devons un grand coup de chapeau. Pour avoir si bien su nous en restituer lambiance, mais aussi toute la richesse du texte, jusque dans la moindre expression. Il est vrai quelle nen est pas à ses premiers pas. Traductrice entre autres de László Krasznahorkai et Péter Esterházy, Joëlle Dufeuilly a reçu aux Assises d'Arles le Grand prix SGDL de traduction pour l'ensemble de ses travaux.

Un ouvrage vivement recommandé, donc. (En attendant une prochaine lecture: „Le Roi blanc”, mais cette fois dans sa version hongroise...)

 

PW – 31 janvier 2019

 

(1): paru chez Gallimard, collection „Du monde entier” (527 pages)

Furcsák ezek a franciák! Nagyon erős náluk a királyi hagyomány, amióta kivégezték a királyukat! Így van például Vízkeresztkor, amikor az egész országban minden családnál és minden munkahelyen királyt választanak (ill. kisorsolnak...) Igaz, hogy csak egy napra.…

C´était l´un des monuments les plus photographiés de Budapest. La statue d´Imre Nagy, appuyé au parapet d´ un pont en bronze face au Parlement, faisait la joie des touristes. Mais voilà qui est bien fini. Ceux qui, sur les conseils de leur guide, viendront l´y chercher, ne la trouveront plus: elle a été démontée dans la nuit du 28 décembre pour se voir reléguée loin de là dans un square isolé.

Il est d´illustres inconnus dont le nom ne sera passé à la postérité que par le bon vouloir de grands hommes. 

„Travailler plus pour gagner plus!” Tel est le slogan qui, en Hongrie, revient sans cesse à la bouche de Viktor Orbán et de ses partisans.

Si je vous dis 6 décembre, vous me répondrez: „la fête des Nicolas, Colin et Colas, sans oublier les Nicole”. Certes. Mais encore? La Saint Nicolas, fête des enfants, célébrée aujourd hui aux quatre coins du monde.

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