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Egy francia Magyarországon - Pierre Waline blogja

Francia születésű, nyugdijas vagyok, Pesten élek. Szeretek itt élni, szeretem Magyarrszágot, a nyelvet, a kultúrát, de jó néha hazamenni Párizsba is. Szeretem a klasszikus zenét. Fontos számomra a kommunikáció, meg a harc az intolerancia és a rasszizmus ellen.

Bof....
Déteste par dessus tout l'intolérance, le nationalisme et le racisme, encore trop répandus...
Mindenek elött a nacionálzmus, az intolerancia és a racizmus ellen szeretnék küzdeni, amelyek sajnos tul gyakori jelenségek a mai világban...

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Si je vous dis 6 décembre, vous me répondrez: „la fête des Nicolas, Colin et Colas, sans oublier les Nicole”. Certes. Mais encore? La Saint Nicolas, fête des enfants, célébrée aujourd hui aux quatre coins du monde.

Qui était donc ce saint Nicolas? Évêque de Myre en Asie mineure, il vécut à la charnière des IIIème et IVème siècles. Le peu que nous savons à son sujet est, que, participant au premier concile de Nicée, il fut un farouche opposant à l´arianisme. Par ailleurs, issu d´une famille aisée, il hérita d´une belle fortune qu´il fit distribuer aux pauvres. Enfin qu´il fut un moment persécuté par les Romains. Nous savons aussi que, dès sa mort, son culte se répandit rapidement dans la région, notamment à Chypre, en Crète et en Grèce, comme en témoignent les nombreuses icônes qui nous en ont été laissées. Avec l´apparition d´une première légende: le suintement d´une huile odorante émanant de sa relique, de la sorte parfaitement conservée. Reliques qui, suite à la victoire des Ottomans sur l´armée byzantine (1071), furent en partie enlevées et dispersées en plusieurs lieux d´Europe, principalement à Bari et en Lorraine (église St Nicolas-de-Port).

A partir de là, les légendes ne tardèrent pas à se répandre à son sujet. Miracles concernant tout d´abord son intervention pour sauver des marins en détresse. Puis vint la fameuse légende du sauvetage des trois enfants enlevés puis découpés et conservés par un boucher peu scrupuleux. Quelle est son origine? Probablement à associer à une première légende selon laquelle l´évêque aurait pris en pitié un voisin dans la misère se trouvant dans l´impossibilté, faute de dot, de marier ses trois filles (1). Nicolas aurait alors déposé à leur fenêtre (ou en s´introduisant par la cheminée, selon les variantes) une bourse garnie d´or leur permettant de se tirer d´affaire. Pour en revenir à la légende du boucher et des trois malheureux bambins, certains y voient l´image d´un sauvetage marin: le bac de la découpe symbolisant le bateau et le saloir la mer. Un peu tiré par les cheveux, mais toujours est-il que la légende ne tarda pas à se répandre tout d´abord en Allemagne et dans les pays germaniques, puis en Lorraine, dont Saint Nicolas est le patron, dans le Nord de la France, en Belgique, en Hollande, au Luxembourg, en Alsace et en Suisse, enfin dans tout l´Est de l´Europe.

 

Une légende (celle de l´affreux boucher) située en divers lieux selon les pays. Tels les Lorrains qui la revendiquent jusqu´à révéler le nom du coupable, un certain Pierre Lenoir (Peter Schwarz chez les Allemands, Zwarte Piet chez les Flamands). Pierre Lenoir, qui deviendra donc le vilain Père Fouettard, Knecht Ruprecht dans les pays germaniques, Hanstrapp en Alsace ou encore Krampus en Autriche et, par extension, en Hongrie. Un Saint Nicolas - au demeurant patron de nombreuses corporations (2) - diversement célébré. Comme dans le Nord et en Belgique où il donne lieu à des défilés.

En Hongrie, Nicolas, alias „Mikulás”, est l´objet d´un culte particulier au point que tous les médias lui donnent la vedette, concurrençant le reste de l´actualité. Un Mikulás qui va non seulement couvrir les enfants de sucreries et autres délices, mais se voit également fêté entre adultes. Envoi de cartes, invitations, échange de petits cadeaux. Une tradition à ne pas manquer sous peine de passer pour un rustre ou pour un mauvais coucheur. Ce qui fait non seulement le bonheur des enfants, mais aussi celui des commerçants: étagères débordant de sucreries et de ces petits Mikulás en chocolat dont l´achat est devenu un impératif.

 

Tout cela est bien beau et sympathique. Mais… Qu´est devenu dans tout cela notre saint évêque de Myre? Alors que, dans la tradition de mon enfance, d´origine lorraine, il était bel et bien représenté en évêque avec mitre, crosse et toute la panoplie, il est ici, en Hongrie, présenté comme une sorte de second Père Noël, à la barbe blanche et coiffé d´un capuchon rouge. De plus, débarquant de Laponie sur un traineau tiré par des rennes. Charmant, certes et de quoi enchanter les enfants. Malgré tout surprenant dans un pays qui s´affirme de tradition chrétienne. Héritage du socialisme? Nous l´ignorons. Alors que chez nous et nos voisins belges, il est encore présenté en évêque.

 

Version wallone vs version hongroise

 

Mais peu importe, après tout. En ces journées sombres de décembre, l´essentiel est de nous procurer un petit rayon de soleil, de ravir (non pas au sens du boucher..) les enfants et de faire oublier aux adultes, ne serait-ce que le temps d´une journée, une actualité pas des plus réjouissantes. Voilà qui n´est pas de trop par les temps qui courent. Souhaitons donc longue vie à notre cher Mikulás et n´oublions pas de souhaiter au passage bonne fête aux Nicolas, Nicole et Miklós.

 

PW- 4 décembre 2018

 

 

(1): légende rapportée à la fin du XIIIème siècle dans un recueil de miracles intitulé legenda aurea.

(2): dont, en premier lieu, les marins, bateliers, mais aussi boulangers, étudiants et avocats.

Les amateurs de cinéma connaissent vraisemblablement la trilogie de Francis Veber sur les aventures et mésaventures de Monsieur Pignon. Ou du moins en ont-ils eu écho. Dont „Le placard” avec Daniel Auteuil, Gérard Depardieu et Thierry Lhermitte. Pas un chef d´oeuvre, mais un gentil divertissement. Le scénario en gros: menacé de licenciement, le malchanceux Pignon, plaqué par sa femme et boudé par son fils, se trouve au bord du suicide. Mais un ami le remonte et lui suggère une idée qui le sauvera: se faire passer pour homosexuel, rendant du coup son patron - fabricant de préservatifs - suspect de discrimination en cas de renvoi. Traduit en hongrois et adapté à la scène, le Placard est actuellement à l´affiche du théâtre Thália sous le titre „Soyez un homme, Monsieur Pignon!” („Legyen férfi, Monsieur Pignon!”)

Ce n´est pas que nous soyons des fanatiques inconditionnels de Veber, mais nous étions curieux de voir ce que cela donnerait à la scène. Avec a priori l´avantage de nous en offrir un trame plus resserrée, moins dispersée qu´à l´écran. Sans compter que s´y produisent certains de nos acteurs préférés, de plus, sur une scène réputée de qualité (1).

Une fois n´est pas coutume, c´est l´auteur du texte hongrois, Kornél Hamvai, que nous citerons en premier. Bien plus qu´une simple traduction, il a su admirablement rendre tout le sel de l´original en le truffant de répliques truculentes qui sonnaient fort bien en hongrois, provoquant immanquablement les rires du public.

Parmi les acteurs, la palme revient à Győző Szabó dans le rôle du chef du personnel Santini, la caricature du macho dans toute sa splendeur. Il a su merveilleusement nous rendre, sous ses dehors virils et bourrus, un personnage finalement pas méchant pour un sou, voire attachant. D´un bout à l´autre en verve, haut en couleurs et truculent à souhait. Assumant merveilleusement sa transition d´homophobe invétéré en ce personnage sensible et sentimental - voire soupçonné à son tour de tendances homophiles -, qu´il deviendra sur la fin. (Au départ farouchement opposé à la réintégration de Pignon, Santni se voit en effet contraint par son directeur, sous peine de renvoi, de choyer Pignon devenu le protégé de l´entreprise. Un Pignon qu´il finira à la longue par prendre à son tour en affection...) Parfaitement campé également, le personnage central de François Pignon, idéalement interprété par Csaba Pindroch. Discret, réservé, voire maladivement timide, lui aussi évoluera au fil de la pièce pour prendre peu à peu de l´assurance et se retrouver totalement décomplexé sur la fin. Un acteur que nous ne connaissions pas et qui a visiblement du talent. Très connu, par contre, Tibor Szervét s´est vu ici attribuer un rôle, sinon secondaire, du moins insuffisamment propre à faire pleinement valoir tous les talents que nous lui connaissons: celui du voisin et ami Belone qui, tout au long de la pièce, accompagnera Pignon de ses précieux conseils. Un rôle, ceci dit, fort bien tenu. Comme furent également fort bien tenus les quatre autres rôles, notamment Gabi Gubás dans celui de la charmante et peu farouche Mabelle (chef de Pignon au Service comptable de l´entreprise).


Côté décors et mise-en-scène: simplicité, l´arrière de la scène représentant le bureau et l´avant-scène l´intérieur de Pignon, tour à tour mis en avant par l´éclairage selon les besoins de l´action. Chaque scène étant séparée par un bref intermède musical. Scènes courtes alternant sur un rythme rapide, de sorte qu´à aucun moment, l´action ne paraissait traîner.



En définitive une charmante pièce à notre sens supérieure au film. Sans toutefois prétendre à concurrencer les grands classiques que sont Boing Boing, Oscar ou La puce à l´oreille, également à l´affiche du théâtre. Mais qui nous aura fait passer une soirée bien agréable, grâce à une troupe de haute volée qui y a visiblement pris elle-même un malicieux plaisir.


 

PW – 2 décembre 2018


 

(1): à noter que „le Placard” fut également adapté au théâtre en France. Avant de se faire connaître du grand public par le film, Francis Veber s´était déjà essayé au théâtre, notamment avec „Le dîner de cons” qui avait connu un grand succès à la scène avant de triompher à l´écran.

Le mélomanes le savent bien, nombreuses sont les dynasties ou liens de famille que l´on pourrait citer parmi les compositeurs et interprètes.

Trois bonnes raisons de nous rendre à ce concert.

De son unique opéra, Beethoven disait qu´il lui vaudrait la couronne des martyrs.

S´il revenait aujourd´hui parmi nous, Mendelssohn serait bien surpris d´entendre sa marche nuptiale résonner dans quasiment toutes les mairies du monde.

Que ce soit sur les bords de la Seine ou du Danube, voici une rentrée dont ne se plaindront pas les amateurs d´art.

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