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„Les sanglots longs des violons de l’automne” ... blesseraient-ils vraiment mon coeur languissant ? Entre nous, j’avoue pour ma part que non, quitte à décevoir les poètes . Enfin, ... en trichant un peu, car mon automne à moi, il est vrai, se situerait plutôt en septembre, donc encore dans l’été officiel pour ces Messieurs de l’état civil.

S’il fallait se référer à un poète, c’est plutôt le Hongrois Endre Ady qui me servirait de modèle, lorsqu’il écrivit en plein mois d’août sur le boulevard Saint-Michel: „L’automne hier dans Paris s’est glissé...” Cela, oui, qui ne l’a pas ressenti ?

Crédits Pierre Waline

Car, quoi qu’en dise le calendrier, septembre appartient déjà bel et bien à l’automne. Mais au bel automne: celui de la douceur, avec ses si merveilleuses teintes pastel, son atmosphère tout à la fois riante et apaisante, bref détendue (la vague des grèves ne viendra que plus tard...). Et non celui de novembre avec son lourd manteau de brumes ou ses arbres dénudés qui portent tristement leur deuil par dessus la grise mine des passants au pas pressé et saccadé... Je parle ici pour Paris. Mais on pourrait aussi appliquer en partie mon propos à Budapest.

Crédits Pierre Waline

Paris... Déjà rien que par les marronniers qui peuplent ses avenues, parcs et bois. Passant pratiquement inaperçus durant l’été, voilà qu’ils parent brusquement leur feuillage d’un habit d’or, ou plutôt aux teintes brique qui forment une merveilleuse frise entre la verdure des pelouses, la pierre dorée des immeubles et ce ciel bleu, mais d’un bleu si doux, délicat, rassurant....

Quant aux Parisiens, mes chers compatriotes si souvent décriés, les voilà revenus purgés de leur stress (au moins pour la durée d’un petit mois), heureux, même, de retrouver la „rentrée” (mot intraduisible) avec la reprise des spectacles, les vitrines réapprovisionnées avec leurs promotion, leur sacro sainte boulangerie, leur zinc au bistrot et cette foule qui déambule encore lentement, calmement (ça ne durera pas, profitions-en!) sur les trottoirs, le long des terrasses.

Voilà ce que représente pour moi Paris en automne. Pardon, en septembre (aussi avec l’été indien de mi-octobre). Difficile à décrire. Il me faudrait, comme Verlaine ou Ady, être poète, ce que je ne suis pas. C’est aussi en cette saison que me remontent mes souvenirs d’enfance. Curieusement pas au printemps. Probablement parce qu’ils sont pour la plupart liés à la rentrée scolaire. Alors que nous sortions de l’école, bien peu pressés de rentrer et traînant volontiers sur le pavé, mes camarades et moi-même ramassions les marrons sur les bords des avenues. (Pas seulement pour les griller, mais aussi pour les lancer sous les roues des voitures qui passaient, ce qui n’était pas très malin.). Et puisque d’école nous parlons: découvrir de nouvelles têtes qui ne tarderont pas à se faire camarades ou complices, un beau cahier encore vierge et des livres qui sentent encore cette odeur si agréable venue de l’imprimerie. Un vrai plaisir. Tout cela ne durera pas, certes, mais n’en donne que plus de valeur au plaisir ressenti.

Le printemps est la saison du renouveau alors que l’automne serait celle du déclin: „Triste est l’automne-ah! saison du déclin” pleure le poète János Arany dans ses lignes dédiées à sa fille Juliska (traduction de Jean Rousselot*). Si l’on veut. Mais aussi celle de la reprise, voire de la découverte. Reprise dans la vie professionnelle, mais aussi découverte d’un nouveau programme (avec de nouveaux profs) au collège ou à l’université, reprise de la vie culturelle avec sa litanie de nouveautés: expositions ou sorties en salles de cinéma, point où Paris me semble offrir une offre exceptionnelle. Sans parler, tout comme à Budapest, des théâtres et concerts, ou encore de l’opéra (... ou du guignol pour nos petits Parisiens...)

Donc, ne baissons pas trop vite pavillon. Et profitons à pleines gorgées de cette période bénie et si charmante qu’est septembre. A Paris... comme à Budapest.

PW, 25 août
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* „L’agonie de l’automne est chose triste" en traduction brute

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