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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la France offre un espace montagneux nettement plus vaste que celui de la Suisse, avec  près de 50 000 km2 (contre 30 000 km2 en Suisse) si l’on s’en tient aux seules Alpes et Pyrénées. Et elle occupe même la pemière place en Europe (avec l’Italie) si l’on y ajoute le Massif central (sans compter le Jura et les Vosges) (2). Alors „cocorico” (3) ?   Que  non ! Car, s’il fallait opérer un classement des atteintes à l’environnement, je lui décernerais sans hésiter la médaille d’or...

Parisien de naissance et de coeur, je me réclame également enfant de la montagne, où j’ai vécu cinq longues années de ma jeunesse (4).   A l’époque, fin des années cinquante, la montagne constituait encore un terrain vierge.  Vieux châlets de bois isolés dans la montagne, la plupart occupés par de vieux paysans. Dotés d’un chauffage on ne peut plus naturel, les vaches se voyant entassées l’hiver à l’étage inférieur, juste en dessous de la pièce d’habitation.{nomultithumb}

Avec leurs bas plafonds et la chaleur animale montant, voilà qui suffisait à maintenir une température agréable, quitte à compléter de temps à autre en jetant quelques bûches au feu. Des paysans isolés qui, l’hiver, descendaient faire leurs courses au village à ski et remontaient chargés comme des mulets, munis de leur peau de phoque. J’en ai même connu un menant cette vie à 90 ans, apparemment sans problème... Excellent pour la santé!..

Qu’en est-il aujourd’hui? Avec l’arrivée des promoteurs et la frénésie de construction qui sévit dans les années 70 et 80, le paysage a bien changé, et pas forcément en bien...

Diffusé sur France 3, un excellent reportage vient de dresser un tableau peu flatteur de cette évolution (5). Stimulés par le succès de nos skieurs (Guy Périllat, Jean-Claude Killy, les soeurs Goitshel), et la publicité faite autour des Jeux de Grenoble (1968), beaucoup de citadins se virent tentés par le ski dans les années 60. Ils commencèrent à affluer dans les villages, peu à peu promus au rang de ’”stations”. Grande fut alors pour les habitants des communes alpines la tentation de réaliser des profits rapides et faciles. Réaction largement compréhensible, car il faut dire que ces montagnards avaient la vie dure, les longs mois d’hiver leur interdisant toute activité agricole, ce qui les obligeait à se reconvertir en moniteurs ou en loueurs de skis. ... Puis en hoteliers. De fil en aiguille, ce qui devait au départ satisfaire un besoin naturel de survie se transforma peu à peu en l’exploitation d’un filon juteux...  

Châlet près d’Abondance (Hte Savoie)

C’est l’époque (milieu des années 60) où la technique du ski fit un bond en avant avec l’abandon des vieux et encombrants skis laqués en bois pour les remplacer par des équipements légers, plus sûrs et plus performants. Ce fut aussi la multiplication des remontées mécaniques et l’introduction des forfaits....  Mais très vite, les promoteurs prirent le dessus et s’emparèrent du morceau, soutenus par l’Etat avec le fameux „Plan neige” lancé en 1965. Plan destiné à multiplier et développer les stations sur la base d’un urbanisme vertical. Si, certes, ce développement intensif se traduisit par la création de nombreuses stations (360 en 1970 avec un objectif de 150 000 lits), il fut exécuté sans aucune prise en compte de l’environnement et au mépris de la population locale. Venus de la ville, promoteurs et architectes s’en donnèrent à coeur joie, faisant couler à flots le béton pour ériger tours et immenses résidences à je-ne-sais-combien d’étages. Voyez Avoriaz... Certes, certaines communes passèrent au travers des mailles du filet, comme La Clusaz, Mégève ou Châtel, mais ces exemples restent relativement isolés.

Station-dortoir d’Avoriaz (Hte Savoie)
Apparemment une maladie française: vouloir à tout prix faire du moderne et se lancer dans de „grands projets”. Regardez la Suisse et l’Autriche avec leurs beaux châlets fleuris l’été, a fortiori la Bavière avec ses charmantes façades peintes (cet art de la „Lüftlmalerei”, que l’on retrouve par exemple. à Partenkirchen), quelle différence! 

Certes, cela s’avéra vite payant en termes de fréquentation:  55 millions de nuitées pour 7,5 millions de touristes, dont 2 millions d’étrangers, voici encore quelques années. A noter une modifaction du pofil des clients: de plus en plus étrangers (et  moins de Français), mais surtout avec un afflux de visiteurs venus des pays de l’Est, de la Russie, voire - phénomène récent - de Chine (pays qui vont finir par devancer la prédominance britannique et belge).       

Voilà qui en réjouira certains. A vrai dire pas moi. En tous les cas pas l’ancien enfant d’Abondance qui se plaisait à entrer prendre un peu de fraîcheur ou de chaleur, selon la saison, dans les châlets au fil de ses marches en montagne. ... Et avait pris l’habitude de remonter les pentes neigeuses à pied, skis sur l’épaule. Sans aller jusque là, reconnaissons que la montagne a perdu aujourd’hui beaucoup de son charme, du moins en France. Lors de l’émission citée plus haut, un villageois se plaignait de ce qu’aujourd’hui, la majorité des skieurs ne comtemplent même plus le paysage, trop concentrés qu’ils sont sur le „traffic” des pistes  encombrées telle une autoroute un retour de week-end. Voilà qui est bien triste, et bien loin des joies que j’avais connues,  jeune ou encore étudiant.     

Maison peinte („Lüftlmalerei”) en Bavière

Mais ne soyons pas tout-à.fait injuste, non plus. Les Alpes de France sont suffisamment étendues pour receler encore des villages charmants ou même des stations préservées, telles La Clusaz ou Mégéve dont je garde de merveilleux souvenirs. Et puis, reste la possibilité de traverser les frontières pour goûter à la beauté des châlets suisses ou au charme des Gasthofs ou Frei Zimmer autrichiens ou encore jouir de ce décor féérique offert pas les maisons bavaroises aux façades peintes, toutes en trompe l’oeil. ... Tout en admirant le paysage grandiose des cimes enneigées scintillant de mille feux sous le soleil, comme je le faisais, enfant ou adolescent.

Non, les Alpes ne sont pas mortes. Enfin... pas tout-à-fait...  
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(1): chanson enfantine : „ Là haut sur la montagne l’était un vieux châlet...” /  HLM : ici pris au sens figuré, un peu équivalent du hongrois panelház ou  lakótelep...
(2): répartition des Alpes (191 000 km2): Autriche: 28,5%, Italie: 27,2 %, France: 20,7%, Suisse: 14%, Allemagne: 3,6% et Slovénie: 4%
(3): cri de victoire chauvin, équivalent du hongrois „Hajrá! Ria-ria !”, avec une petite touche d’humour  en plus.
(4): Abondance, Haute Savoie de 1957 à 1962. 
(5): „Chroniques d’en haut” (repris le 18 avril par TV5 Monde). 
www.rhone-alpes.france3.fr/chroniques-d-en-haut

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