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S’il est une journée qui m’est particulièrement chère entre toutes en Hongrie, c’est bien celle du 20 août, et ce depuis toujours (même sous ledit ancien régime...). Une ambiance de kermesse où, le soleil et le ciel d’azur aidant, chacun, tous milieux confondus, vient se fondre dans une foule bon enfant, calme et détendue, pour goûter aux nombreuses animations offertes, que ce soit au bord du Danube ou dans le Bois.  Je parle du moins pour Budapest.

... Pour peu que les politiques ne s’en mêlent pas... Mais la trêve me paraît plutôt bien respectée, miracle!  Par les temps qui courent, voilà qui n’est pas de trop pour offrir à nos amis Hongrois ce répit, ce petit rayon de soleil, qui leur apporte une touche de sourire bien méritée dans un quotidien parfois bien dur.

Comme s’il y avait là quelque chose de sacré à quoi personne n’oserait toucher sous peine de sacrilège. Effectivement, un sacrilège contre la nation, contre les Hongrois eux-mêmes pris dans leur ensemble, toutes origines,  toutes confessions, toutes convictions confondues. Encore entendu ce matin sur les ondes, aussi bien à droite qu’à gauche: „a magyarok összetartása” a „magyarság  napja”, „jour de solidarité des Hongrois, fête de la magyarité”. Et oui! Moi qui, en d’autres circonstances, ne prise pas trop ce mot de „magyarité”, du moins lorsqu’on lui confère une coloration élitiste, je l’adore en ce jour particulier. Idem pour tous ces drapeaux qui viennent colorer nos rues.

Scene de l'opéra-rock 'Le roi Etienne'Fête commune de Saint Etienne et de la Constitution. Non pas la constitution du moment donné en tant que telle, mais son principe (même si, pour certains, il se traduit par un espoir plus que par une réalité). Non pas un saint – peu s’en faut !.. -  mais le fondateur du royaume, initiateur inspiré des institutions qui vont (en principe) le stabiliser. Pas un saint, oh la la ! Passé au fil de l’épée (ou presque) tout sujet qui n’embrassait pas la religion chrétienne ! Mais bon, c’était la coutume en ces temps là.... (L’Inquisition espagnole a fait pire). Et puis, reconnaissons qu’on lui en a bien fait baver à ce cher István, avec tous ces Koppány (2) et cie, résistants farouches qui maniaient tout autant le glaive et n’hésitèrent pas à balancer au Danube (dans un tonneau rempli de clous, ce qui est quand-même plus drôle) ce pauvre évêque Gellért débarqué de sa belle Venise natale.

Bref, un bilan malgré tout positif dont les effets se répercutent jusque dans la Hongrie contemporaine et qui mérite bien à son fondateur toutes les statues, basiliques et commémorations qu’on lui consacre (jusqu’à trimbaler en ville sa fameuse „dextre” - pauvre main droite, dont l’origine me reste suspecte, mais peu importe!)

István kontra Koppány. Justement un thème qui redevient ici au goût du jour. Le méchant (Koppány) contre le gentil (István). Batman/The dark Knight ou encore un scénario pour Spielberg?  Le hic est que le méchant est en passe (si ce n’est n’est déjà fait..) d’être traité en  héros. Déjà il y a près de 30 ans, dans le musical „István a király” („Le roi Etienne” (3)), Koppány avait sous cape le beau rôle, quoique non „officiellement”. Mais alors, cela était à prendre comme le symbole d’une résistance au système en place (le roi représentant Kádár, et la chrétienté – paradoxalement - le communisme), bien plus que comme une glorification des ancêtres païens.  Aujourd’hui, il en  va bien autrement. Puisque c’est précisément  „le système en place” qui s’en fait le partisan, le feu camarade Kádár étant aujourd’hui remplacé par un Manuel Barroso (et autres Christine Lagarde-Mario Dragi-Angela Merkel- et cie), bref contre „l’occident”. Un retour aux sources où les tribus magyares n’étaient pas encore corrompues, amollies par ces voisins de l’Ouest... (cf. les festivités du Kurultáj commentées sur ce blog) Qui l’eût cru? En tous les cas pas moi. On me l’aurait annoncé voici même deux ans que j’aurais encore parié 10 caisses de Tokáj sur le contraire... 

Mais bon, ne gâchons pas une si belle fête et oublions le temps d’une journée ces petits conflits... Bref, une bien belle journée, clôturée par un flamboyant feu d’artifice sur le Danube qui n’a rien à envier à celui de notre 14 juillet (4). Et, les dernières fumées du feu retombées, la vie reprendra le dessus... La vie? Une euphémisme pour parler plutôt de „survie” dans un monde marqué de tensions.

Et si la trêve pouvait se prolonger, voire s’éterniser et les Hongrois retrouver leur unité? Tel est le rêve que je me souhaite pour cette nuit, ... mais ce ne sera qu’un rêve...

PW, 20 août 2012


(1) fête nationale hongroise

(2) descendant direct d’Árpád (son trisaïeul) - Vajk de son nom païen -, István (Etienne) fut baptisé sous ce nom en 997. Couronné en l’An Mil, il régna jusqu’en 1038. Il eut alors à lutter contre son cousin le prince Koppány représentant de l’opposition païenne. Battu, Koppány fut exécuté. István épousa un Bavaroise, Gisèle, soeur du futur empereur Henri II. Il fonda des institutions (comitats, préfets) et fit rédiger un code très élaboré pour l’époque. Il fit venir des prêtres et artistes d’Allemagne, d’Italie et de France. Un esprit ouvert qui enseignait à son fils: „Bien faible et périssable est le pays qui ne dispose que d’une langue unique et d’une seule culture.”

(3) Musical qui eut un immense succès, aujourd’hui encore très appécié. (Bien moins connue ... l’ouverture composée par Beethoven sur le sujet!...)

(4) tiré depuis généralement plusieurs ponts et de la Citadelle, un spectacle merveilleux qui rassemble des centaines de milliers de spectateurs sur les berges du fleuve. Mais aussi un mauvais souvenir: celui du 20 août 2006 où un orage d’une incroyable violence vint subitement ravager les lieux (le mot n’est pas faible): vent violent, chute de grêle – après une chaleur de 30 degrés – le tout en moins d’une minute. Je n’oublierai jamais ces cris d’enfants dans le noir, alors que la foule se pressait vers les rampes de sortie. Dans le noir ..., les fusees continuant leur ballet (devenu infernal) au milieu des nuages. Le lendemain, les médias annonçaient 4 morts, 2 disparus (noyés) et 250 blessés...  Une vision d’apocalypse que je ne pourrai jamais oublier...

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