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Egy francia Magyarországon - Pierre Waline blogja

Francia születésű, nyugdijas vagyok, Pesten élek. Szeretek itt élni, szeretem Magyarrszágot, a nyelvet, a kultúrát, de jó néha hazamenni Párizsba is. Szeretem a klasszikus zenét. Fontos számomra a kommunikáció, meg a harc az intolerancia és a rasszizmus ellen.

Bof....
Déteste par dessus tout l'intolérance, le nationalisme et le racisme, encore trop répandus...
Mindenek elött a nacionálzmus, az intolerancia és a racizmus ellen szeretnék küzdeni, amelyek sajnos tul gyakori jelenségek a mai világban...

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Ce dimanche 9 novembre, les Allemands vont célébrer le 25ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. A cette occasion figureront parmi les invités le chef d’orchestre hongrois Iván Fischer et son compatriote Miklós Németh, dernier Premier ministre - réformateur - de la Hongrie dite „communiste” (*). Une participation active, puisqu’Iván Fischer improvisera un discours et dirigera le concert de gala donné à cette occasion au Konzerthaus de Berlin dont il est le directeur musical. (**)

 

Berlin, 10 novembre 1989

Car les Allemands n’oublient pas. Si, lors de cette mémorable nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 1989, les jeunes Berlinois purent ouvrir des brèches dans le mur pour se retrouver enfin avec leurs frères de RDA, ils le doivent en partie aux Hongrois. Hongrois qui, quelques mois plus tôt, leur avaient ouvert la voie en cisaillant - en grande pompe devant les médias du monde entier - les barbelés du rideau de fer (27 juin) pour laisser finalement passer en Autriche les citoyens de RDA réfugiés sur leur territoire (11 septembre). 25 000 d’entre eux allaient ainsi franchir librement la frontière en moins de trois semaines pour rejoindre leurs proches de la RfA.       

Résidant alors en Allemagne, je me souviens parfaitement de l’émotion qu’avait suscitée l’événement. Au point que le très prestigieux Karlspreis (Prix Charlemagne) fut remis dès l’année suivante en présence du chancelier Helmut Kohl à Gyula Horn, ministre hongrois des Affaires étrangères au moment des événements, dont le nom fut même donné à des rues de plusieurs villes d’Allemagne. (Je revois également toutes ces Trabants débarquer les week-ends suivants à Francfort où je résidais.)

Ces événements, désormais bien connus, ont été largement commentés et vont continuer à faire couler beaucoup d’encre.

Probablement moins connus sont certains dessous de l’affaire récemment révélés par le principal acteur et le principal témoin des événements en Hongrie: Miklós Németh (alors chef  du gouvernement) et son ambassadeur à Bonn István Horváth (***).

 

Sopron, 27 juin 1989  (Gy.Horn et son homologue autrichien)

 

Tout au long du printemps et de l’été 1989, des ressortissants de RDA étaient, comme chaque année, venus passer leurs vacances en Hongrie (où ils pouvaient retrouver, le temps des vacances, leurs proches de RfA). A cette différence près que cette année, l’immense majorité d’entre eux refusa de rejoindre le pays où le régime d’Honecker se faisait de plus en plus dur. Résultat: plusieurs dizaines de milliers de citoyens de RDA se retrouvaient en Hongrie désoeuvrés et sans moyens financiers, donc à la charge de l’État hongrois. L’Etat hongrois qui venait de signer la convention de Genève sur le droit d’asile (ceci pour défendre les Hongrois de Roumanie réfugiés en Hongrie). Le gouvernement hongrois s’est alors trouvé devant un dilemme: que faire de ces Allemands de l’Est qu’il n’était bien sûr pas question de renvoyer? Comment concilier les engagements de la Convention de Genève sur le Droit d’asile et les obligations du Pacte de Varsovie ?

Par ailleurs, sur un plan purement technique, les installations du rideau de fer avaient considérablement vieilli et étaient à refaire pour la somme de ..  50 millions de dollars.

C’est alors que, sur la demande du gouvernement hongrois, une rencontre secrète avec Helmut Kohl et son ministre Genscher eut lieu le 25 août au château de Gilnitz, près de Bonn. Y étaient seuls présents: les deux chefs de gouvernement, leurs ministres des Affaires étrangères (Genscher et Horn) et leurs ambassadeurs.

Les Hongrois font alors part à Helmut Kohl du dilemme auquel ils sont confrontés avec le sort des ces près de 80 000 Allemands de l’Est. Considérant le problème comme germano-allemand, ils interrogent Kohl sur sa réaction éventuelle s’ils les laissent sortir. Ému, Kohl les remercie, assure qu il les acceuillera et demande à ses interlocuteurs hongrois ce qu’ils attendent de lui en échange. Les Hongrois, prudents, renoncent à tout marchandage direct, de peur de compromettre le projet. Et par principe, le Premier ministre hongrois se refuse à monnayer le passage à l’Ouest de ces réfugiés, comme - dit-il - l’avait fait sans scrupule Ceaucescu en Roumanie avec ses ressortissants juifs et saxons. Toutefois, face à une probable pénurie en combustibles, les Hongrois obtiennent de Kohl une importante fourniture de charbon.

Au préalable, une consultation avait eu lieu en mars pour tâter Gorbatchev sur leurs intentions d’ouvrir le parlement à un système pluri-parti et d’ouvrir l’économie. Gorbatchev avait acquiescé (mais il n’avait pas encore été ouvertement question d’ouvir la frontière). Sur le principe général, Gorbatchev déclarait ne pas vouloir se mêler des affaires hongroises (et allemandes), s’en tenant à la promesse laconique suivante: „Soyez assuré que, tant que je serai en poste, 56 ne se renouvellera pas”. Par contre, pour ce qui concerne un désengagement de la présence militaire russe, Gorbatchev incita ses partenaires à la patience pour ne pas affaiblir sa position lors de négociations – alors en cours - sur le désarmement.

Fait peu connu: c’est dès le 3 mars. soit 6 mois avant son ouverture officielle que Miklós Németh ordonna le démantèlement du rideau de fer. Mais sans trop de précipitation pour ne rien compromettre en alertant trop rapidement l’opinion, quitte à laisser bien en vue de la presse un  tronçon de frontière en l’état.

La suite des événements, nous la connaissons.

PW - 8.11.2014

______________________

(*): autre invité: Mikhaïl Gorbatchev.

(**) Iván Fischer qui, le 18 août 1989, avait invité 400 réfugiés de RDA à un concert Beethoven qu’il donnait à Budapest.

(***): entretiens sur la station hongroise Klubradió les 9 septembre 2009 (I.Horváth) et 30 octobre 2014 (M.Németh).


Admirateur de Mozart, mais très à cheval sur les moeurs (bien qu’il fût constamment amoureux et s’en vantât..) Beethoven reprochait à son aîné le livret de Don Juan qu’il jugeait immoral. Mais alors, que dire de Così fan tutte, avec son histoire de couples échangistes avant l’heure ?

Pour une fois, ce n’était pas un opéra que l’on donnait de Verdi ce mardi sur la scène de Budapest, mais sa messe de Requiem...  Ne gardant pas le meilleur souvenir d’une précédente inteprétation sur cette même scène  (2 novembre 2005), je me méfiais, mais étais en même temps très curieux. Aussi n’ai-je pas hésité à me prendre un billet - à ma place de prédilection: le poulailler. Après tout, à 5 petits euros (1 500 forints) la place, je ne risquais pas grand chose...


1956-ban 10 éves voltam. Pont ez az a kor, amikor az események mélyen belevésődnek az ember emlékezetébe. Így azokon az októberi napokon is bevésődtek emlékek a  fejecskémbe. Amikor a bátyám éjjel épp egy tüntetésről tért haza, amely a francia kommunista párt és L’Humanité kommunista lap székhelye előtt zajlott, vagy amikor édesapám dühösen dobott ki két L'Humanité-árust, akik az eső elől a kapualjba húzódtak be. És még egy emlék: egy francia fotós, Jean-Pierre Pedrazzini halála és az utolsó képe amely  Paris Match hetilapban jelent meg. Tehát csak ennyi? Dehogy!

Honfitársaim és szomszédjaik között még sok a szívós előitélet. Mint például ez a megjegyzés, amely szerint rossz lenne a német konyha, ami ma már egyáltalán nem igaz. 

Les préjugés entre mes compatriotes et leurs voisins ont souvent la vie dure.


Nem akarok politizálni.... Mégis, ahányszor látom Tarlos István szereplését a TV-ben, azonnal deprimálok... Nem tehetek róla... Biztos az illetőnek sok erénye lehet, de a humorérzék nemigem egy jellemző vonása (vagy ügyesen titkolja ...).

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