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Entretien avec Péter Jakab, président du parti populiste hongrois Jobbik : « Nous ne pourrons abattre ce régime que si nous, partis d’opposition, sommes capables de coopérer les uns avec les autres » Début juin, Ferenc Almássy et Nicolas de Lamberterie ont…

Entretien avec Péter Jakab, président du parti populiste hongrois Jobbik : « Nous ne pourrons abattre ce régime que si nous, partis d’opposition, sommes capables de coopérer les uns avec les autres »

Début juin, Ferenc Almássy et Nicolas de Lamberterie ont rencontré au parlement hongrois, à Budapest, le président du parti Jobbik dans le cadre d’un entretien pour leur livre sur ledit parti et son évolution surprenante au fil des dernières années. Passé de la droite nationaliste radicale à l’union avec les partis progressistes de gauche pour faire tomber Viktor Orbán, le Jobbik a connu une mutation très rapide et difficile à comprendre de prime abord. Alors qu’il a pris la tête du parti en janvier, ce personnage controversé et haut en couleurs, adepte de la communication choc, y compris au sein de l’hémicycle, livre au Visegrád Post quelques explications sur l’évolution du parti ou encore les récents départs de cadre historiques. Mais surtout, il expose sa stratégie pour renverser Orbán, l’objectif désormais prioritaire du parti populiste, anciennement d’extrême-droite et se définissant désormais comme de centre-droit.

image Nicolas de Lamberterie (g) et Ferenc Almássy (d) avec Péter Jakab. Juin 2020. Photo : Visegrád Post

Ferenc Almássy : Monsieur Jakab, merci pour cet entretien. Pouvez-vous succinctement vous présenter ? Comment avez-vous commencé la politique ?

Péter Jakab : Je suis né en 1980 à Miskolc, dans une famille ordinaire. J’ai ensuite enseigné à Miskolc. Il y avait peu de possibilités pour le travail, et je me suis retrouvé dans une école où les élèves étaient presque tous tziganes, vivant dans des conditions difficiles. C’était essentiellement des élèves des villages des alentours. Nous sommes alors en 2008. Dans cette école, j’ai décidé que je devais prendre part activement à la vie publique. J’y ai fait l’expérience d’une réalité hongroise que je ne voulais pas pour mes enfants. Je parle bien sûr de la situation des Tziganes et des conséquences pour la majorité de la société. Et donc naturellement j’ai rejoins le parti qui s’exprimait sur cette question, et reconnaissait l’existence de ce problème. Ce parti, c’était le Jobbik, un parti qui disait clairement, « oui, ce problème existe ».

Ferenc Almássy : Ce problème, c’est-à-dire « la criminalité tzigane » ?

Péter Jakab : C’est ainsi que la presse le rapportait à l’époque, mais pour moi ce n’est pas l’expression « criminalité tzigane » qui est restée, mais l’idée qu’il existe une problématique de la cohabitation entre Hongrois et Tziganes. Et cette question doit être adressée d’une manière ou d’une autre.

Ferenc Almássy : La question de la « criminalité tzigane » refait surface dans la presse en ce moment, notamment suite au tragique incident de la place Deák il y a peu. M. Toroczkai et son parti, Mi Hazánk [droite nationaliste, dissidents du Jobbik, ndlr], se sont joints à la manifestation en mémoire des deux Hongrois tués par des Tziganes. Vous avez dit que la question tzigane était la motivation première de votre entrée en politique, ou plus précisément la question de la coexistence entre les Hongrois et les Tziganes. Comment voyez-vous, par-delà la « criminalité tzigane », le problème de la cohabitation entre Hongrois et Tziganes ?

Péter Jakab : C’est une question restée sans réponse car il y a un manque de volonté politique. La communauté tzigane, ce n’est même plus tant la question, il y a aujourd’hui une classe déconstruite, ravagée. Beaucoup de gens sont dans la misère, les citoyens se retrouvent éjectés vers les périphéries des communes alors qu’ils deviennent eux-mêmes des acteurs économiques périphériques. Les élections sont très faciles à acheter, car ces gens voient qu’en échange d’un simple X sur un bulletin, ils peuvent s’offrir des sachets de pâtes sèches. Du point de vue des municipales, ce sont des villes entières dont le sort a été influencé par ces méthodes s’appuyant sur des miséreux.  La solution nécessite donc une volonté politique, et celle-ci devrait se manifester dans la garantie donnée à ces gens d’une aide. Je

Source: Visegrad Post

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