Bienvenu sur www.francianyelv.hu   A kijelölt francia nyelvű szöveg felolvasásához kattints a hangszóróra! Bienvenu sur www.francianyelv.hu GSpeech

Egy francia Magyarországon - Pierre Waline blogja

Francia születésű, nyugdijas vagyok, Pesten élek. Szeretek itt élni, szeretem Magyarrszágot, a nyelvet, a kultúrát, de jó néha hazamenni Párizsba is. Szeretem a klasszikus zenét. Fontos számomra a kommunikáció, meg a harc az intolerancia és a rasszizmus ellen.

Bof....
Déteste par dessus tout l'intolérance, le nationalisme et le racisme, encore trop répandus...
Mindenek elött a nacionálzmus, az intolerancia és a racizmus ellen szeretnék küzdeni, amelyek sajnos tul gyakori jelenségek a mai világban...

Indíts Te is blogot a francianyelv.hu-n!

Le terme « francophonie » est apparu vers la fin du XIXe siècle, sous la plume du géographe français Onésime Reclus, pour décrire l'ensemble des personnes et des pays utilisant le français.

Ce n´est un secret pour personne: le Premier ministre hongrois Viktor Orbán est un grand adepte du ballon rond.

Décidément, nos amis toulousains sont gâtés, ces temps-ci. Ne serait-ce que parce qu´ils habitent une bien belle ville.

De toute ma carrière, mes plus beaux souvenirs, à côté des années passées en Hongrie, sont sans nul doute ceux qui se rattachent au Québec (alors que je fus un moment en charge d´un programme de coopération franco-québécois).

Avec la multiplication des réseaux sociaux, la manie a été prise de classer tout et n´importe quoi („le plus beau, le meilleur, le préféré”…). Hit parade parfois ridicule, le plus souvent arbitraire, généralement publié pour se mettre soi-même en valeur (1). Mais tel n´est pas toujours le cas. Ainsi, ce classement des dix meilleurs orchestres du monde que vient de publier la revue BBC MusicMagazine. Parmi lesquels figure en bonne place l´Orchestre du Festival de Budapest. Classement confirmé par le New York Times. Certes, qui reste subjectif, mais donne malgré tout une idée de la qualité, ou du moins de la réputation, desdites formations.

Un classement dont je n´ai pas encore eu connaissance (mais qui a probablement été entrepris): celui des meilleures salles de concert. Mais sur quels critères? L´acoustique, tout d´abord, suivie de l´esthétique, et peut-être encore du confort et de la visibilité. Classement d´autant plus aléatoire que, pour bien faire, il faudrait les avoir toutes testées, de plus sur des programmes différents (piano solo, quatuor, musique de chambre, grandes formations). Ce qui est exclu.

Mon propos n´est donc pas ici de soumettre un tel classement, ce qui serait insensé et ne présenterait pas grand intérêt. Plus intéressant serait peut-être, sur un plan plus général, d´identifier les différents types de salles dont nous avons connaissance, avec leur spécificité, le type de concerts ou de représentations auquel elles se prêtent. Les avantages ou petits inconvénients qu´elles peuvent présenter. Et de tenter de dégager les grandes tendances de leur évolution. Un tableau bien évidemment très incomplet et imparfait.

Commençons par l´opéra, le premier exemple qui nous vient à l´esprit avec sa traditionnelle confrontation salle à l´italienne versus auditorium. (Garnier vs Bastille). Les premières se prêtant en principe davantage à la représentation d´oeuvres offrant une relative intimité, ou qui, par leur décorum, s´accordent mieux à l´ambiance de la pièce produite. (Car ce n´est pas forcément une question de taille, cf. Garnier ou la Scala.) Des pièces relevant généralement des répertoires baroque ou classique. Les seconds étant plutôt dédiés aux grands spectacles ou opéras rassemblant de nombreux figurants. Encore que ce ne soit pas si évident (Cosí fan tutte?). Le charme du décor compensant généralement le relatif inconfort que peuvent présenter les anciennes salles. Encore faudrait-il que l´on ait le choix. Car les exemples dont nous avons connaissance sont peu nombreux. Outre le cas de Paris me vient à l´esprit celui de Budapest. Avec sa salle traditionnelle de l´avenue Andrássy (le dada des touristes…) et son Théâtre Erkel avec ses plus de 2000 places. Sans oublier un troisième site récemment ouvert, l´Atelier Eiffel. Avec son petit auditorium moderne, mais offrant des dimensions et un nombre de places limités. Conçu, avec sa scène et sa salle réduites, pour des oeuvres du répertoire moins fréquentées et ne nécessitant pas grande mise-en-scène. Ce que j´appellerais des „opéras de poche”. (Tel L´Oca del Cairo de Mozart auquel nous avons pu assister.) Une salle également vouée à la production de certaines oeuvres contemporaines. Un avantage: la proximité avec les acteurs et chanteurs. Puisque nous avons évoqué Paris, là aussi, dans un tout autre genre, le public dispose d´un troisième site: la salle Favart (Opéra comique). Où sont souvent produites des pièces inédites du répertoire français (Cherubini, Boieldieu). Sans oublier, pour les Parisiens, le délicieux Opéra Royal de Versailles où sont parfois donnés des opéras d´époque. Mais disposer de plusieurs salles est un luxe assez rare, les plus grands opéras du monde disposant exclusivement, soit d´une salle traditionnelle à l´italienne (Milan, Venise (2) ), soit au contraire d´un espace moderne (New York, Sidney). Ce qui, après tout, ne constitue pas un handicap, loin de là. Leur succès et leur prestige étant là pour nous en convaincre.

Budapest (Müpa, auditorium Béla Bartók)

Et les salles de concert? Comme pour l´opéra, nous pourrions établir un distingo entre auditoriums modernes et salles anciennes. Sur un plan purement esthétique, d´abord, il est indéniable que certaines salles „anciennes” offrent un charme incomparable, telles la salle dorée du Muzikverein de Vienne (concert du Nouvel An!) ou, très proche, la salle de l´Académie de Musique de Budapest ou encore, dans un autre genre, la Palau de la Musica de Barcelone (3). Certes, mais, depuis peu, les architectes nous servent de plus en plus d´auditoriums modernes rivalisant de prouesses dans le domaine de l´esthétique. C´est un phénomène relativement récent. A cet égard, trois exemples me viennent en tête (mais il y en a d´autres): Budapest avec l’auditorium du Palais des Arts (Müpa), Paris avec la nouvelle salle de la Philharmonie et Moscou avec son Concert Hall Zaradye. Des salles où le matériau adopté est le bois (tout à la fois esthétique et idéal pour l´acoustique). Ces deux dernières (Paris, Moscou) récemment ouvertes au pubic et présentant une certaine ressemblance. Et offrant par rapport à l´auditoriun de Budapest (légèrement plus ancien) l´avantage de travées disposées tout autour de l´orchestre, placé au centre. Ici encore, il faut saluer une nouvelle tendance, bienvenue. Encore que la Philharmonie de Berlin, plus ancienne (1987), proposait déjà un public placé autour de l´orchestre. Une première à l´époque, dont l´architecte, Scharoun, s´était expliqué: „Atténuer la distinction entre les musiciens et les spectateurs ; ils ne constituent plus qu'une communauté de mélomanes, concentrés sur la musique, mise au centre de l'espace.” Pour rester à Berlin, nous citerons encore l´auditorium Pierre Boulez, réservé aux récitals de piano ou petits ensembles réduits (trios, quatuors) avec un public disposé en cercle autour du soliste ou des instrumentistes, mais pour le coup à proximité immédiate, ce qui favorise la communion entre les deux Et probablement aussi le jeu du soliste (ou instrumentistes). A citer encore, la Philharmonie de Cologne avec sa belle salle disposée en large demi cercle autour de la scène (un peu à la façon des théâtres antiques). Des salles qui reléguent désormais au second plan des audotoriums plus anciens, telle notre salle Pleyel, apparemment dépassée.

Dernier né: l´auditoriuem Zaradye deMoscou

Voilà qui est bien beau, mais l´acoustique dans tout cela? Pour les deux salles que nous connaissons (Budapest et Paris): une acoustique irréprochable. Voire (Budapest) avec des panneaux mobiles permettant d´adapter le son au type de concert ou récital donné. Bien que ne nous nous y étant pas rendus, le même écho nous a été donné de la salle de Moscou. Il est un fait qu´avec le développement des techniques et des matériaux, et l´apport de l´informatique, un progrès sensible a été accompli ces dernières années. Et, bien sûr, le savoir faire des concepteurs (architectes et leur entourage). Des architectes souvent eux-mêmes mélomanes qui n´en mettent que plus de coeur – et de compétences – au service de leur tâche (4).

Conclusion ? Désormais, le mélomane dispose d´une offre de plus en plus riche de salles modernes et spatieuses offrant au public des conditions optimales d´écoute, de confort et de visibilité. Et ce un peu partout, de Paris à l´Arsenal de Metz, de Budapest au magnifique auditorium de Pécs. Néanmoins, il n´en faut pas pour autant négliger nos salles traditionnelles. L´un n´empêche pas l´autre, Tout dépend du programme proposé et de l´ambiance recherchée. C´est ainsi que, résident à Budapest, j´irais bien volontiers écouter Brahms au Palais des Arts, mais je préfèrerais me rendre à l´Académie de Musique pour une symphonie de Haydn. De même, de passage à Paris, je suivrais bien un concert Berlioz dans la grande salle de la Philharmonie, mais filerais ensuite au Théâtre des Champs Élysées – ou à Gaveau - pour un récital de piano ou de chant, ou encore écouter un quatuor. Notre chance est, ici et là-bas, d´avoir le choix. Sachons donc en profiter et ne ménageons pas notre plaisir. A fortiori sur des places où l´offre musicale – qualité et diversité des formations – est particulièrement riche.

Encore une fois, ne boudons pas notre plaisir et sachons y goûter à pleines dents… ou plutôt à pleines oreilles…..

 

Pierre Waline, 15 octobre 2020

 

(1): telle Grenoble déclarée „ville la plus verte d´Europe” (!?) ou encore „Budapest offrant le plus beau marché de Noël d´Europe”. Allons donc !

(2): certaines couplant une grande salle traditionnelle „à l´italienne” avec un théâtre baroque. Telle Prague avec son Théâtre national (qui rappelle un peu Garnier) et son merveilleux Thèâtre des Etats. Ou encore Munich avec son grand opéra traditionnel (Bayerisches Statsoper) et le fameux Théâtre Cuvilliés.

(3) également réputée, la salle du Concertgebouw d´Amsterdam. Mais pourquoi, diantre, avoir planté ce long escalier au beau milieu de la scène pour accéder à la coulisse ? Marches que chef et solistes doivent gravir (au pas de course) et redévaler à chaque rappel. Je ne les envie pas!

(4) Tel l´architecte hongrois Gábor Zoboki, concepteur du Palais des Arts de Budapest récemment entendu sur les ondes. Un entretien pariculiêrement intéressant qui a révélé de profondes connaissances en matière de musique de sa part. Nous offrant entre autres une comparaison originale entre son auditorium et la salle voulue par Wagner à Bayreuth (conceptions – accueil des visiteurs, emplacement de l´orchestre – et acoustiques diamétralement opposées).

 


 

Pratiquement passé inaperçu s´est récemment déroulé à Paris un concours international de femmes cheffes d´ orchestre.

Ce n´est pas une découverte, la création musicale foisonne d´oeuvres inspirées d´écrivains, dramaturges et poètes. Si nombreuses qu´il serait vain de tenter d´en dresser ici la liste, de Beethoven à Verdi en passant par Schubert et Schumann, ou encore Tchaïkowsky et mille autres. L´inverse étant moins évident, encore que…

Peut-être plus intéressant serait de tenter de voir comment les uns se sont positionnés par rapport aux autres. Commençons par nos écrivains… Qui nous réservent en la matière quelques bonnes… et mauvaises surprises. A commencer par notre cher Stendhal, qui, on le sait, portait les Italiens aux nues, tel Rossini sur lequel il nous a laisssé un mémorable écrit („La vie de Rossini”). Certes, et nous ne pouvons que le suivre, mais qui ne s´est guère glorifié pour le reste. Tel ce jugement pour le moins surpenant porté sur Mozart et Beethoven: « Quand Beethoven et Mozart lui-même ont accumulé les notes et les idées, quand ils ont cherché la quantité et la bizarrerie des modulations, leur symphonies savantes et pleines de recherche n’ont produit aucun effet” (sic !!). Mais qui se rattrapera dans la suite: „Tandis que lorsqu’ils ont suivi les traces de Haydn, ils ont touché les cœurs.» Et le pauvre Schubert n´est pas davantage épargné, jugeons-en: «On n’a jamais couché sur le papier de composition plus exaspérante par son manque d’intelligence » (et vlan !) au sujet de la IXème symphonie, dixit Bernard Shaw! Schubert dont Larousse écrivait: «Ses sonates s’effacent devant celles de Weber » !!!! (Dictionnaire du XIXème siècle). Un Schubert au demeurant royalement ignoré par Balzac, Stendhal, Mérimée et Baudelaire (qui ne tarit pas d’éloges sur Weber). Sans parler de Goethe (grand admirateur de Mozart) qui le traita par le mépris.

Mais bon, reconnaissons que c´est là le fait d´une minorité, la plupart de nos grands écrivains ne s´y étant pas trompés pour reconnaïtre le génie de leurs „confrères” musiciens et le clamer à haute voix. La palme revenant à George Sand: « Beethoven fait rentrer dans les profondeurs les plus intimes du moi tout ce que vous avez senti, éprouvé, vos amours (et elle s’y connaissait…), vos souffrances, vos rêves, tout se ranime au souffle de son génie et vous jette dans une rêverie intime.» Ce qui n´étonnera guère de celle qui fut l´amie de Chopin. Suivie de Balzac qui, dans sa nouvelle «Gambara» faisait dire à l’un de ses personnages que «Beethoven a reculé les limites de la musique instrumentale et personne ne l’a suivi dans sa route”. Dans un autre genre, citons encore Taine qui fut un grand admirateur de Beethoven. Et bien d´autres. Plus près de nous, Romain Rolland qui nous a laissé plusieurs écrits sur Beethoven, dont une célèbre biographie. Romain Rolland à qui nous devons cette merveilleuse phrase sur Beethoven: « Il reste le meilleur ami de ceux qui souffrent et qui luttent ’

A l´inverse, quel oeil jetèrent les compositeurs sur la littérature? Si (désolé!), Mozart ne s´avéra apparemment pas être un lecteur particulièrement assudu, sinon de Beaumarchais (mais alors très en vogue..), Beethoven le fut. Beethoven qui, en véritable autodidacte, s’était intéressé de près à la philosophie et à la poésie, lisant aussi les « anciens ». Grand admirateur de Klopstock et de Kant, Beethoven se disait aussi « imprégné » de Plutarque. Ses poètes préférés étaient Goethe, Schiller, Ossian et Homère. Faisant preuve d’une étonnante ouverture d’esprit, il s’intéressa même à la pensée hindoue ! Également lecteur assidu, Robert Schumann, fils de libraire. Au demeurant doté d´une fort belle plume, il nous a laissé, outre ses critiques musicales, de fort beaux textes. Telle cette description d’un périple effectué à 19 ans entre Coblence et Mayence: « La belle ruine d’Ehrenfels laissait tomber sur moi et sur le Mäuseturm un regard dédaigneux. Le soleil se coucha dans une gloire royale, puis ce fut le calme du crépuscule. A la rive de Rüdesheim étaient amarrés des bateaux chargés de vie et d’animation ; des enfants merveilleux jouaient gaiement sur le bord du fleuve, si bien que je faillis en oublier le lever de la lune…. Pas un souffle ne ridait l’eau, l’éther lunaire était d’une pureté bleutée. Rüdesheim avec ses sombres ruines romaines se mirait dans l’onde que la lune transfigurait magiquement… » Plus surprenant (et peu connu), Schubert nous a laissé un fort beau texte « Mein Traum » où il rapporte un rêve axé sur les thèmes de la mort assimilée au repos et de la solitude. Texte agrémenté d un poème intitulé „Prière” . Ce qui est d´autant plus surprenant que Schubert, pourtant entouré de poètes et lecteur assidu de Schiller, Goethe et Walter Scott, ne semble pas avoir été d’une grande culture.

En matière de talents littéraires, il en est un que nous ne saurions ici passer sous silence: Berlioz qui, outre ses critiqes musicales (quoique souvent emphatiques et par trop enflammées) nous a laissé un fort bel ouvrage nous relatant les nombreux voyages qu il effectua de par l´Europee (dont Pest!). Un ouvrage rédigé dans un fort beau style, fluide, qui se lit avec plaisir. Berlioz qui nous a également laissé un fort bel essai sur Beethoven. Un cas à part: Wagner qui, on le sait, a conçu lui-même les livrets de ses opéras, mais que l´on ne peut ranger dans le genre littéraire. (Wagner qui nous a laissé une intéressante description des symphonies de Beethoven).

Voilà pour le peu que nous savons des musiciens s´étant impliqués - de près ou de loin - dans la littérature et la poésie. (Encore une fois, abstraction faite des oeuvres théâtrales dont ils se sont inspirés. (1)) Mais il y en a certainement bien d´autres. Par contre, s´il nous fallait citer des écrivains s´étant essayés à la composition, nous serions bien en peine de répondre. Mis à part Rousseau avec son „Devin du village”. Piècette sans grande ambition, mais, reconnaissons le, bien tournée et fort charmante. Et... j'allais en oublier un, et non des moindres: E.T.A. Hoffmann avec son opéra "Ondine", le premier opéra romantique allemand, composé des avant le "Freischütz" (1814). Hoffmann, également critique musical, qui se rajouta un troisieme prénom, Amadeus, en hommage a Mozart...

Alors? Mis à part quelques malheureuses exceptions, il semblerait d´une façon générale que, d´un genre à l´ autre, les grands se reconnaissent entre eux. Du moins osons-nous le croire. Ce qui n´a somme toute rien de très étonnant. Bon ménage? Apparemment oui…

 

Pierre Waline, 7 octobre 2020

 

(1): si nombre d´opéras ou musiques de scène sont inspirés des plus plus grands (Shakespeare, Goethe, Pouchine, etc.) force est de reconnaître que ce ne fut pas toujours le cas. Tels, par exemple, les textes que l´on trouve à l´origine de deux oeuvres pourtant sublimes comme Le Freischütz ou encore Fidelio. Le mérite des compositeurs n´en est que plus grand d´ avoir su les dépasser, pour nous offrir parmi les plus belles partitions du répertoire.

A kijelölt francia nyelvű szöveg felolvasásához kattints a hangszóróra! Francianyelv.hu felolvasó